Organisation
Org. : Asociación Española de Historia Pública, Museo Nacional de Antropología, Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Círculo de Bellas Artes, Casa de Velázquez
Coll. : CSIC-Instituto de Arqueología (Mérida), Universidad Autónoma de Madrid, Universidad de Granada, Universidad Complutense de Madrid, Universidad de Valencia
Dans le cadre du cycle de tables rondes « Penser les musées, faire mémoire »
Modération et intervenants
Modération : Luis González Fernández (Casa de Velázquez)
Intervenants : Patricia Alonso (Museo Nacional de Antropología), Francisco Ferrándiz (CSIC), María Molinero (Museo Nacional de Antropología), Andrea Rodríguez Valls (CSIC)
Dates, lieux, accès
- Vendredi 17 avril 2026 de 19h00 à 20h30
- Museo Nacional de Antropología | C/ de Alfonso XII, 68
- Entrée libre dans la limite des places disponibles
À propos de la table ronde
Langue : espagnol
Dispositifs symboliques fascinants, vitrines et reliquaires partagent bien plus que la fonction de préserver la matérialité de ce qu’ils renferment. Os, cheveux et autres restes humains ont fait partie de pratiques cultuelles communautaires, ainsi que de coutumes plus intimes liées au souvenir des êtres chers.
Rompant avec cette logique, les musées ont longtemps été habilités à montrer des restes humains comme des objets, c’est-à-dire comme des pièces de connaissance scientifique qui marquent les transformations de l’humanité sur la voie de la modernité et du progrès. Néanmoins, aujourd’hui, l’exposition de corps — en particulier entiers ou momifiés — nous confronte à la présence presque active du défunt, provoquant souvent un malaise chez celui qui se trouve face à ces restes.
Cette table ronde vise à ouvrir le débat sur la légitimité de l’exposition de restes humains de diverses natures dans les musées publics, ainsi que sur la publication ou l’exposition de défunts entiers ou fragmentés (issus d’accidents ou de violences humaines) dans différents médias tels que la télévision, la presse ou les expressions artistiques.
Où se situe la limite entre ce qui peut être montré et ce qui ne le peut pas ? Quels facteurs déterminent que la société juge acceptable le regard des vivants sur ce qu’il reste des morts dans des lieux autres que celui de l’inhumation ? Quels critères moraux sous-tendent la distinction entre certains morts et d’autres, entre une momie égyptienne et des têtes réduites shuar, par exemple ?