Création Artistique Résident

Amélie Royer

Arts plastiques (gravure/dessin/peinture)
France

Type de résidence

Artiste en résidence 

Période de résidence 

En résidence de septembre 2026 à juillet 2027

Projet artistique à la Casa de Velázquez

À la Casa de Velázquez, Amélie Royer explore la manière dont les espaces souterrains façonnent notre perception du temps. Elle s’attache à ces lieux où le silence semble suspendre toute mesure, où l’obscurité devient un seuil d’effacement puis de révélation. Dans sa pratique, la création naît de cette immersion : un moment où l’artiste se dissout dans l’ambiance d’un lieu pour en reconstruire, par la gravure, une temporalité dense et presque méditative.

La résidence lui permet de travailler en lien avec le projet scientifique participatif Récupérer la mémoire oubliée des mines d’Aragon, mené par l’Université de Saragosse. Les archives, les témoignages et les explorations de terrain nourrissent sa compréhension de ces architectures en creux, façonnées par l’extraction minière et marquées par les traces d’outils, de machines et d’abandons. Ces paysages entropiques deviennent la matière première d’un ensemble de grandes tailles-douces.

En atelier, l’artiste approfondit l’aquatinte et le verni mou, techniques dont les gris veloutés, les noirs profonds et les instabilités contrôlées lui permettent de restituer la densité lumineuse des souterrains. Les collections madrilènes — du Prado à la Chalcographie — accompagnent cette recherche. À travers ces gravures, Amélie Royer propose une expérience immersive où le regard s’attarde, respire et retrouve un temps élargi.

 

Biographie

Diplômée de l’École Estienne et de la HEAR (2024), Amélie Royer explore l'immersion sensorielle par la gravure, le dessin et la peinture. Face à l'aliénation contemporaine, elle cherche refuge dans des espaces interstitiels tels que les grottes, les friches ou les ruines, témoins de l'entropie. Son travail lie exploration physique et acte de création pour proposer une réappropriation du temps par la contemplation du vide.

Son parcours inclut une activité collective avec le collectif Bétonite, à l'origine de projets comme Le Temple de la Pierre qui Tue à Rome (2024) ou Le Puits du Dindon à Strasbourg (2025). En solo, elle réalise des résidences, notamment à La Menuiserie (2025) pour étudier les carrières de l’Oise. Elle est lauréate du Premier Prix de Dessin Pierre David-Weill en 2025, et en 2026 du prix Gravix.

Ses œuvres sont présentées à la Fondation Taylor, au Pavillon Comtesse de Caen et au centre Le Signe. En 2025, elle collabore avec le Paris Mozart Orchestra à la Philharmonie de Paris. En 2026, elle expose en duo au salon Drawing Now avec la Galerie Binome et participe à l'exposition Enterrer le soleil au Quadrilatère de Beauvais. Elle occupe un atelier de la ville de Strasbourg au Bastion 14.

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Actualités de l'artiste

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