Recherche Scientifique Résident

Marion Vidal

Agrégée d'espagnol

Mots clés : Fray Luis de León, littérature du Siècle d’Or, traductologie, Bible hébraïque, Virgile, Horace, métaphores de la traduction, analyse linguistique des traductions, onomastique.
 

Type de résidence

Membre de l'EHEHI

Période de résidence 

En résidence de septembre 2017 à juillet 2018

Projet de recherche à la Casa de Velázquez

Résumé du projet

Fray Luis de León est connu pour ses poésies originales, il l’est beaucoup moins pour ses traductions. Et pourtant, celles-ci méritent d’être tirées de l’oubli dans lequel elles sont tombées : elles constituent en effet une sorte de laboratoire du langage, où fray Luis met en application les principes théoriques qu’il a lui-même forgés.

Mon travail présente deux nouveautés : d’une part, j’entends faire tomber cette barrière qui sépare, dans la critique luisienne, les traductions profanes des traductions sacrées. Analyser séparément les traductions de Virgile et Horace et celles de la Bible revient à séparer deux mondes qui n’en faisaient qu’un dans l’esprit de fray Luis. C’est pourquoi il convient d’avoir, enfin, une vision d’ensemble des traductions luisiennes.

D’autre part, et parce que l’acte du traduire est nécessairement un travail sur la langue et le signifiant, on ne peut en aucun cas faire l’économie de l’analyse des textes dans la langue-source. C’est pourquoi je compare systématiquement les traductions luisiennes aux textes en langue originale (en hébreu et en latin).

C’est en revenant aux textes originaux, et en remontant au plus près de la lettre, que l’on peut dessiner les contours d’une poétique luisienne de la traduction. Loin d’être un simple exercice de style, la traduction devient chez fray Luis un art véritable, dont le fondement se trouve sans doute dans la théorie onomastique exposée dans De los Nombres de Cristo.
 

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