TRANSLATIO

Durée : janvier 2024 - décembre 2026
Coord. : Mercedes BLANCO (Sorbonne Université), Roland BÉHAR (ENS–PSL), Miguel HERRERO DE JÁUREGUI (Universidad Complutense de Madrid), Adrián M. IZQUIERDO (Universidad Rey Juan Carlos, Universidad Complutense de Madrid), Aude PLAGNARD (Université de Montpellier Paul-Valéry)

 

La traduction des classiques et la littérature espagnole à l’époque moderne
 

Présentation :

“El traducir de una lengua en otra… es como quien mira los tapices flamencos por el revés, que aunque se ven las figuras, son llenas de hilos que las escurecen, y no se ven con la lisura y tez de la haz.” (Miguel de Cervantes) 

À l’intersection de l’histoire de la traduction et de l’histoire de la littérature dans l’Espagne moderne, cette étude s’intéresse aux textes étrangers qui, par le biais de la traduction, ont été intégrés au patrimoine littéraire espagnol : d’une part, les ouvrages qui rendent en espagnol les textes grecs et latins, incorporant ainsi dans la langue moderne des œuvres canoniques de l’Antiquité classique ; d’autre part ceux qui partent d’œuvres contemporaines, néo-latines ou d’autres vernaculaires, pour les assimiler au canon institué par les littératures classiques et les lire comme des classiques modernes. La traduction réunit ces deux types de “classiques” pour en faire des modèles pour la littérature castillane du XVe au XVIIIe siècle. Nous nous intéressons donc aux traductions littéraires, qui couvrent non seulement la poésie et la fiction narrative et dramatique mais aussi ce que l’on a appelé à l’époque moderne l’éloquence et qui comprend les historiens, les moralistes, les prédicateurs et les philosophes. À partir du corpus ainsi défini, nous entendons observer le phénomène de la traduction à travers ses effets sur la langue cible et sa littérature, dont les règles et les canons exercent une action normative sur la traduction tout en étant influencés par elle. L’étude philologique et historique d’une série de cas, permettra de confronter la pratique et la théorie de la traduction et d’interroger les frontières floues et fécondes entre traduction et création.

Dans le cadre du programme se tiendront à Madrid deux colloques, l’un consacré à l’exercice de “retraduction” d’une même œuvre (2024), l’autre consacré aux écrits frontaliers de la traduction : gloses, paraphrases ou encore commentaires (2026). En parallèle, un séminaire bimodal se tiendra à Paris (ENS Ulm) et en ligne pour nous plonger dans le laboratoire de la traduction et ses liens avec la création littéraire vernaculaire (2025-2026). Ces travaux alimentent la base de données Translatio, qui recense le corpus ainsi mis au jour.

  • École normale supérieure-PSL
  • Sorbonne Université-CLEA
  • Universidad Complutense de Madrid
  • Universidad Rey Juan Carlos
  • Université Paul Valéry de Montpellier
  • Roland Béhar (École normale supérieure - PSL)
  • Mercedes Blanco (Sorbonne Université-CLEA)
  • Miguel Herrero de Jáuregui (Universidad Complutense de Madrid)
  • Adrián Izquierdo (Universidad Rey Juan Carlos)
  • Aude Plagnard (Université Paul Valéry de Montpellier)
  • Helena Aguilà Ruzola (Universitat Autònoma de Barcelona)
  • Antonio Alvar (Universidad de Alcalá)
  • Tatiana Alvarado Teodorika (Universidad Complutense de Madrid)
  • Hélio J.S. Alves (Universidade de Lisboa)
  • Juan Luis Arcaz (Universidad Complutense de Madrid)
  • Andrea Baldissera (Università degli studi del Piemonte Orientale)
  • Lucia Binotti (Chapel Hill, University of North Carolina)
  • Elvezio Canonica (Université Bordeaux Montaigne)
  • Alejandro Cantarero de Salazar (Universitat Autònoma de Barcelona)
  • Daria Castaldo (Sapienza Università di Roma)
  • Abigail Castellano López (Universidad de Sevilla)
  • Juan David Castro de Castro (Universidad Complutense de Madrid)
  • Pedro Conde Parrado (Universidad de León)
  • Muriel Elvira (Université de Nantes)
  • Francisco Javier Escobar Borrego (Universidad de Sevilla)
  • Samuel Fasquel (Université d’Orléans)
  • Alfredo Fraschini (Universidad de Villa María)
  • Lúa García Sánchez (Universidad de Santiago de Compostela)
  • Luis Gómez Canseco (Universidad de Huelva)
  • Theodora Grigoriadou (Universidad Complutense de Madrid)
  • Francisco Lafarga (Universitat de Barcelona)
  • Corinne Mencé-Caster (Sorbonne Université)
  • Fernando Navarro Antolín (Universidad de Huelva)
  • Marie-Églantine Lescasse (Université de Caen)
  • Saúl Martínez Bermejo (Universidad Autónoma de Madrid)
  • José María Micó (Universitat Pompeu Fabra, Barcelona)
  • Alicia Morales Ortiz (Universidad de Murcia)
  • Juan Ramón Muñoz Sánchez (Universidad de Jaén)
  • Jonathan O’Conner (St. Olaf College)
  • Fernando Pancorbo (Universidad de Basilea)
  • Joaquín Pascual Barea (Universidad de Cádiz)
  • Luis Pegenaute (Universitat de Barcelona)
  • María Jesús Pérez Ibáñez (Universidad de Valladolid)
  • Paolo Pintacuda (Università di Pavia)
  • Jesús Ponce Cárdenas (Universidad Complutense de Madrid)
  • Germán Redondo Pérez (Universidad Complutense de Madrid)
  • José María Rico (Universidad de Huelva)
  • Hélène Rabaey (Université Le Havre - Normandie)
  • Antonio Río Torres-Murciano (UNAM)
  • María Teresa Santamaría (Universidad de Castilla-La Mancha)
  • Juan Miguel Valero Moreno (Universidad de Salamanca)
  • Ana Vian (Universidad Complutense de Madrid)
  • Julian Weiss (King’s College London)
  • Maria Zerari (Sorbonne Université)

 

 

Politique scientifique

Ce programme de recherche s'inscrit dans l'un des quatre axes qui composent la politique scientifique de l'École des hautes études hispaniques et ibériques centrée sur la péninsule Ibérique, le Maghreb et l’espace atlantique.

 

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