Les Carnets de la Casa de Velázquez

Les Carnets de la Casa de Velázquez constituent une collection exclusive, à la fois porteuse de sens et utile, à destination de celles et ceux qui souhaitent prolonger l’expérience de la Casa de Velázquez au quotidien.

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Lancés en 2023, les carnets mettent en valeur aussi bien l'histoire que l'actualité de la Casa de Velázquez, en offrant des éclairages ponctuels qui révèlent progressivement des aspects parfois discrets ou inattendus de l’institution. 

Chaque édition est proposée en tirage limité et peut être acquise seule ou par lot.

L’occasion de faire ou de se faire un joli cadeau entre patrimoine, recherche et création.

  • Pages blanches
  • 15 x 21 cm
  • 64 pages intérieures
  • Couverture 180g

El oso y el madroño de Madrid

Pedro de Villafranca, Escudo de la villa de Madrid, Gravure, XVIIe s. Bibliothèque de la Casa de Velázquez, réserve. Donation du marquis del Saltillo (1957).

Entre le XVIe et le XVIIe siècle, la production d'imprimés à Madrid est passée de 5 % à 50 % du total national. Pedro de Villafranca (v. 1615-1684), graveur du roi à partir de 1654, incarne cette évolution du nouveau siège de la cour d'Espagne en tant que centre urbain et culturel, ainsi que principal centre de l'imprimerie espagnole. Dans le domaine de l'illustration, face à la concurrence des grands centres européens du livre, les ateliers espagnols privilégient les productions à résonance locale, comme les blasons, les plans et les vues de la ville. La donation du marquis del Saltillo (1957) a doté la Bibliothèque de la Casa de Velázquez d'un fonds qui illustre bien cette évolution de l'artisanat du livre espagnol à l'Époque moderne et qui se distingue par sa collection de gravures, de reliures et d'héraldique. Cette gravure de Villafranca provient de la collection de sermons du marquis et souligne le rôle de Madrid en tant qu'éditeur commercial d'un texte dédié au fils du roi Philippe V pendant la guerre de Succession d'Espagne. L'ours et l'arbousier, emblèmes de la ville depuis le XIIIe siècle, sont représentés, complétés par la couronne accordée à Madrid par Charles Quint, qui a valu à la ville sa prestigieuse épithète de « couronnée ».

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La Dame d’Elche

La Dame d'Elche, sculpture emblématique de la culture ibérique, a suscité une grande fascination depuis sa découverte en 1897 sur le site de La Alcudia (Elche, Alicante). Ce buste (Ve et IVe siècles av. J.-C.) a un lien très particulier avec la Casa de Velázquez puisque l'un de ses premiers admirateurs fut l'archéologue français Pierre Paris, fondateur de l'institution, qui l'acquit pour le musée du Louvre. La Dame y est restée jusqu'à son retour en Espagne en 1941. Elle est aujourd'hui exposée au Museo Arqueológico Nacional. En février 2024, un moule identique à celui commandé par Pierre Paris, disparu pendant la guerre civile, est dévoilé à la Casa de Velázquez. Ce chef-d'œuvre a inspiré les artistes et a fait l'objet de nombreuses études, dont l'essai de Marlène Albert Llorca et Pierre Rouillard publié par la Casa de Velázquez : La Dame d'Elche, un destin singulier.
 

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Barthélémy Toguo, Une autre vie I

Une autre vie I appartient à une série photographique emblématique de l’artiste camerounais Barthélémy Toguo, parrain de la promotion 2024-2025 des artistes de l’Académie de France à Madrid. Cette série s’inscrit dans l’exposition collective El árbol (Raíces, Conexión y Transcendencia) en dialogue avec les œuvres d’Assoukrou Aké, Rémi Algis, Marine Lanier, Jean Gfeller, Yann Gross, Lucia Malerba, Lucile Soussan et Maxence Voiseux, présentée à la Casa de Velázquez (mars-mai 2025). 

© Barthélémy Toguo. Courtesy Galerie Lelong & Co. et Bandjoun Station © ADAGP, Paris, 2025
 

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Embrujo, Miguel de Molina

L’exposition Embrujo, Miguel de Molina (Casa de Velázquez, septembre-octobre 2024) retrace la vie et l’art avant-gardiste de cette grande figure (1908-1993) de la culture espagnole, depuis ses débuts dans le Madrid des années 1930 jusqu’à son retrait de la scène en 1960, à Buenos Aires, où il vécut en exil. Interprète exceptionnel, le « Roi de la copla » révolutionna le monde des arts de la scène et demeure une référence pour de nombreux artistes contemporains. Le dessin de couverture est l'un des documents issus du fonds de la Fundación Miguel de Molina (correspondance, écrits, photographies, partitions, costumes de scène, maquettes de scénographie) qui témoigne de la richesse de son œuvre créative et rend hommage à un artiste réprimé par le régime franquiste en raison de ses convictions politiques et de son orientation sexuelle.
 

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Marc Saint-Saëns, tapisserie, 1960

Grand nom de la renaissance de la tapisserie du XXe s. et résident à la Casa de Velázquez entre 1930 et 1932, Marc Saint-Saëns a dessiné pour la deuxième Casa, reconstruite à la fin des années 1950, deux tapisseries monumentales dont l’une représente Quevedo et Velázquez, dont des détails sont reproduits en couverture, et l’autre El Greco et Góngora. Conservées au Mobilier National, ces tapisseries ne furent exposées à la Casa qu’à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’institution, en mars 1979, et restèrent à Madrid jusqu’en 2003. Elles y sont revenues en 2024 et sont désormais accrochées dans le hall de la bibliothèque, espace pour lequel elles avaient été créées.
 

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Carmen Calvo, La Casa de Velázquez

À l’occasion de l’exposition Diego Velázquez invita a Pablo Picasso (octobre 2023-février 2024), Carmen Calvo, ancienne résidente de l’institution, a réalisé le tableau La Casa de Velázquez, un collage sur plaque de zinc. Cette œuvre associe l’une de ses variations réalisées à partir des variations des Ménines de Velázquez par Picasso et deux photographies de la statue équestre de Velázquez, érigée dans le jardin de la Casa, dont l’image emblématique de la sculpture brisée au début de la guerre civile espagnole.
 

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Athéna, patio de la Casa de Velázquez

Placée au-dessus des colonnades du patio de la Casa de Velázquez, la statue de la tête d’Athéna, de style Art nouveau et signée Gaumont, incarne la déesse de la sagesse, protectrice des arts et figure guerrière. Rameau d’olivier, serpent, figures féminines et chevaux, rappellent ses attributs et sa force de combat. À la base du buste, le « Gorgonéion » : ce masque qui représente Méduse a le pouvoir de pétrifier l’ennemi et symbolise le pouvoir d’Athéna. Œuvre originale et non reproduction, la statue a retrouvé son éclat lors de sa restauration en 2015.
 

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À noter : vous pouvez acquérir les carnets par lots de quatre à sept sur notre librairie en ligne. Pour ces achats groupés, vous avez la possibilité d'indiquer les cahiers que vous aimeriez recevoir et en quelle quantité.