Création Artistique Alumni

Mathilde Lestiboudois

Peinture
France

Type de résidence

Artiste en résidence 

Période de résidence 

En résidence de septembre 2021 à juillet 2022

Projet artistique à la Casa de Velázquez

Résumé du projet

Architecture et espaces vides sont au centre de la recherche picturale de Mathilde Lestiboudois. Nourrie de voyages, d’explorations et de découvertes parfois fortuites, elle s’approprie l’atmosphère des lieux pour composer des scènes dont les fragments font osciller la narration entre passé et présent, entre fiction et réalité.

Point de départ de son travail à la Casa de Velázquez, le site royal de l’Escurial constitue l’épicentre de ses recherches. Un intérêt qui réside d’abord dans le style herrérien du bâtiment, courant qui constitue un point de rupture majeur dans la tradition architecturale espagnole. Développé sous le règne des Habsbourg, il se caractérise par une grande sobriété couplée à la monumentalité horizontale de ses édifices. À l’Escurial, Mathilde Lestiboudois puise ainsi dans l’épure de la pierre, les longs couloirs vides et les grandes cours carrées. La partie du monastère résonne également d’un écho tout particulier avec son travail : un ensemble de bâtiments reclus, isolés du monde et renfermant de vastes espaces vides où le silence règne d’une présence lourde et solennelle.

En collectant des images, des écrits et des plans d’architecte, Mathilde Lestiboudois s’imprègne de l’identité du lieu pour réinventer des espaces propres à son imaginaire ; une réinterprétation en grand format qui découle directement de son travail d’immersion et de ses recherches théoriques.

Cette incursion dans le style herrérien lui sert aussi de point de départ pour s’intéresser à la ville de Madrid et à l’éclectisme de son architecture.

Elle y sonde les multiples facettes de la capitale, s’intéresse aux objets traditionnels et modernes qui meublent l’intérieur des bâtiments et les agence au cœur de son univers pictural dans une série de croquis et de tableaux qui deviennent à la fois le portrait semi-fictif d’une ville faite de puissants contrastes et le récit de la rencontre d’une artiste avec le lieu qu’elle découvre.