Recherche Scientifique Résident

Emmanuelle Meunier

Sciences de l’Antiquité

Mots clés : Archéologie minière, Étain, Péninsule Ibérique, Protohistoire, Antiquité.
 

Type de résidence

Membre de l'EHEHI

Période de résidence 

En résidence de septembre 2020 à juillet 2021

Projet de recherche à la Casa de Velázquez

Résumé du projet

Titre du projet : «  Alimenter les réseaux d’échanges. La production d’étain dans le Nord-Ouest ibérique entre la Protohistoire et l’Antiquité »

Le projet d'Emmanuelle Meunier consiste, par une approche passant par des recherches documentaires et de terrain, à aborder la question des réseaux de distribution de l’étain ancien par sa base : les sites d’exploitation minière de la cassitérite (oxyde d’étain). La question de l’approvisionnement en étain des régions qui en sont dépourvues (notamment du bassin méditerranéen) est ancienne et a suscité de nombreux débats. Au départ axées sur une étude des sources classiques et des objets en bronze (alliage de cuivre et d’étain), les voies de recherches plus récentes intègrent des procédés analytiques de traçabilité des métaux anciens. En parallèle, les données illustrant l’existence de réseaux d’échanges entre le Nord-Ouest ibérique, riche en cassitérite, et le reste de la péninsule ou l’aire méditerranéenne ont souvent été mises en relation avec des routes de l’étain. Cependant, les études de terrain des sites miniers sont restées au stade embryonnaire et on ne dispose à l’heure actuelle que de données archéologiques très ponctuelles sur cet aspect.

À court terme, cette recherche sera centrée sur des secteurs choisis en Galice et au nord du Portugal où les données géologiques et archéologiques indiquent un potentiel particulièrement élevé vis-à-vis d’une exploitation ancienne de la cassitérite. Ces secteurs seront abordés via les méthodes actuelles de l’archéologie minière, faisant appel à la télédétection (Lidar et photographies aériennes) suivie d’une vérification des structures sur le terrain. L’objectif est de cartographier les zones minières et d’identifier les zones anciennes bien préservées. Cela permet aussi de proposer un premier phasage de l’exploitation ainsi qu’une évaluation de l’importance de la production. Ces données seront croisées avec celles du contexte archéologique non minier, pour mieux comprendre dans quel contexte socioéconomique cette exploitation a pu prendre place et comment a pu s’organiser la diffusion du métal.

À plus long terme, les données sur les mines d’étain du Nord-Ouest ibérique pourront être comparées avec celles d’autres régions productrices de métal à ces mêmes périodes. Cela devra contribuer à définir l’exploitation minière dans ses différentes dimensions – technique, socio-économique, environnementale – en tenant compte du caractère diachronique de cette activité.
 

Publications disponibles sur HAL