ARGOS

Durée : janvier 2026 - décembre 2028
Coord. : Pierre GÉAL (Université Grenoble Alpes), José Manuel MATILLA RODRÍGUEZ (Musée National du Prado), Frédéric PROT (Université Bordeaux Montaigne)

 

Analyse des réseaux de Goya et de ses sociabilités (Europe, 1746-1828)
 

Présentation :

L’ambition du projet Argos est de coordonner un travail de reconstruction de l’ensemble des réseaux d’appartenance et d’affiliation de Goya aussi bien sur le plan institutionnel, que professionnel, politique, intellectuel, économique, familial et géographique.

Le projet Argos vise en premier lieu la production d’une biographie révisée de Goya. D’importantes lacunes subsistent, en particulier son séjour en Italie entre 1769 et 1771 ainsi que ses activités entre 1808 et sa mort en 1828. Faute d’archives, le biographe en est souvent réduit aux conjectures et aux inductions. Le projet Argos vise ainsi la mise à jour et la remontée d’archives inédites attachées aux différents individus que son équipe de chercheurs aura identifiés au sein des réseaux et sous-réseaux explorés.

En deuxième lieu, le projet Argos engage une relecture de la carrière de Goya à la lumière des réseaux construits par lui, de sa formation à Saragosse à son exil en France. Ces réseaux aux profils sociologiques diversifiés mettent en évidence chez lui des actions et des comportements variables selon les contextes. Étudier ces réseaux permettra de mieux comprendre la stratégie mise en œuvre dans la construction d’une réputation et de restituer ses espaces de socialisation et les formes de sociabilité. 
En articulant l’exploration de l’«ego-réseau» de Goya à celle structurale des «réseaux complets» d’affiliation (Académie des Beaux-Arts de Saint-Ferdinand, Manufacture Royale de tapisseries, Administration de la Maison royale, salons, etc.), le projet Argos, en troisième lieu, prête ses ressources à une connaissance approfondie (composition, structuration, interactions, circulations, affinités, coalitions, conflictualités) des institutions et des espaces formels et informels connexes au champ artistique dans l’Espagne du XVIIIe et du début du XIXe siècles. 

Enfin, un enjeu important du projet Argos est d’évaluer l’incidence que ces réseaux d’appartenance, de sociabilité et d’affiliation de Goya ont pu exercer sur la configuration de son œuvre, et les inflexions stylistiques ou thématiques qu’elle a connues au fil du temps –tout en évitant le piège d’une lecture positiviste ou strictement causale qui ferait de l’artiste un produit de ses cercles et de ses appartenances sociales. 

  • Université Grenoble Alpes
  • Université Bordeaux Montaigne 
  • Museo del Prado
  • Fundación Goya en Aragón
     
  • Pierre GÉAL (Université Grenoble Alpes)
  • José Manuel MATILLA RODRÍGUEZ (Musée National du Prado)
  • Frédéric PROT (Université Bordeaux Montaigne)
  • BARRIENTOS Joaquín (CSIC, Madrid)
  • ALZAGA RUIZ Amaya (UNED, Madrid)
  • ANDÚJAR CASTILLO Francisco (Univ. Almería)
  • ARANA COBOS Itziar (Museo del Prado)
  • ARTOLA Andoni (Univ. País Vasco)
  • ASTIGARRAGA Jesús (Univ. Saragosse)
  • ASTORGANO ABAJO Antonio (Institut « Corona de Aragón », Saragosse)
  • BUIGUÈS Jean-Marc (Univ. Bordeaux Montaigne)
  • CALVO MATURANA Antonio (Univ. Málaga)
  • CALVO RUATA José Ignacio (Fundación Goya en Aragón)
  • CRESPO DELGADO Daniel (Univ. Complutense, Madrid)
  • DÍAZ ÁLVAREZ Juan (Univ. Oviedo)
  • DURÁN LÓPEZ Fernando (Univ. Cadix)
  • FERNÁNDEZ ALMOGUERA Adrián (UNED, Madrid)
  • FERNÁNDEZ MONTENEGRO Alicia (Univ. Málaga)
  • GAMO LÓPEZ Luis Miguel (Entreprise publique ISDEFE, en détachement au Musée National du Prado)
  • JIMENO SOLÉ Frédéric (Mairie de Paris)
  • JORDÁN DE URRÍES Y DE LA COLINA Javier (Patrimonio Nacional, Real Sitio de Aranjuez)
  • JUBERÍAS GRACIA Guillermo (Univ. Valencia)
  • LA PARRA Emilio (Univ. Alicante)
  • LE GUELLEC Maud (Univ. Paris Nanterre)
  • LERNER Juergen (Univ. Constance, Allemagne)
  • LORENZO ÁLVAREZ Elena de (Univ. Oviedo)
  • LOZANO Juan Carlos (Univ. Saragosse)
  • MAILLARD ÁLVAREZ Natalia (Univ. Pablo de Olavide, Séville)
  • MANO José Manuel de la (Historien de l’art et galeriste, Madrid)
  • MANRIQUE ARA María Elena (Chercheuse indépendante, Fundación del Garabato, Rome)
  • MARTÍN Alexandra (Collège Jongkind, France)
  • MARTÍN-VALDEPEÑAS Elisa (Chercheuse indépendante)
  • MARTÍNEZ PÉREZ Alejandro (Historien de l’art, marchand d’art)
  • MARTÍNEZ PLAZA Pedro (Musée National du Prado)
  • MAURER Gudrun (Musée National du Prado)
  • MOLINA Álvaro (UNED, Madrid)
  • MORENO ALONSO Manuel (Univ. Séville)
  • NAVARRETE MARTÍNEZ Esperanza (Académie Royale des Beaux-Arts de Saint-Ferdinand, Madrid)
  • PEREDA Felipe (Univ. Harvard, États-Unis)
  • REUTER PAREDES Anna (Chercheuse indépendante)
  • RÚJULA LÓPEZ Pedro (Univ. Saragosse)
  • SÁNCHEZ BLANCO Francisco (Univ. Ruhr à Bochum, Allemagne)
  • SÁNCHEZ ESPINOSA Gabriel (Univ. Queen's de Belfast, Irlande)
  • SÁNCHEZ GARCÍA Raquel (Univ. Complutense, Madrid)
  • SANZ GUILLÉN Alejandro M. (CSIC, Madrid)
  • SOUBEYROUX Jacques (Univ. Saint-Étienne)
  • USOZ OTAL Javier (Univ. Saragosse)
  • janvier-mars 2026 : réunions de travail des coordinateurs du programme avec les chercheurs expérimentés en étude des réseaux et les informaticiens de l’équipe ARGOS (distanciel)
  • mars-avril 2026 : réunion plénière de l’équipe ARGOS à vocation méthodologique (distanciel)
  • avril-octobre 2026 : réunions mensuelles de suivi méthodologique (distanciel)
  • novembre-décembre 2026 : journée d’études consacrée aux premiers résultats obtenus et aux perspectives (présentiel, Madrid)
  • janvier-novembre 2027 : réunions trimestrielles organisées par les différents groupes de travail constitués autour des sous-réseaux identifiés (distanciel/présentiel)
  • décembre 2027 : journée d’études consacrée aux résultats des groupes de travail les plus avancés (présentiel, Madrid)
  • janvier-octobre 2028 : réunions trimestrielles organisées par les différents groupes de travail constitués autour des sous-réseaux identifiés (distanciel/présentiel) 
  • novembre 2028 : colloque de synthèse (présentiel, Madrid)

 

 

Politique scientifique

Ce programme de recherche s'inscrit dans l'un des quatre axes qui composent la politique scientifique de l'École des hautes études hispaniques et ibériques centrée sur la péninsule Ibérique, le Maghreb et l’espace atlantique.

 

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