Jacques-Marie Ligot
Architecture - Arts visuels
France
Type de résidence
Artiste en résidence
Période de résidence
En résidence de septembre 2025 à juillet 2026
Projet artistique à la Casa de Velázquez
Résumé du projet
Le projet de Jacques-Marie Ligot prend pour point de départ les hórreos galiciens — des greniers communautaires sur pilotis, ancrés dans les paysages ruraux et les légendes locales — pour interroger leur transformation symbolique et matérielle dans un territoire marqué par les mutations agricoles et climatiques. Inspiré à la fois par les récits animistes, les danses traditionnelles et les architectures vernaculaires, l’artiste explore ces formes comme des corps architecturaux porteurs de mémoire, de gestes et de croyances.
Jacques-Marie Ligot convoque également sa propre mémoire corporelle pour rapprocher les hórreos des processions espagnoles. Les hórreos, en tant qu’éléments fixes et symboliques, sont pensés comme des architectures itinérantes, en comparaison avec des formes légères comme les tentes ou les maisons mobiles.
En s’appuyant sur une documentation de terrain (visites, entretiens avec artisans, archives), il cherche à comprendre l’évolution de ces structures, autrefois au centre des systèmes agricoles, et à en proposer un questionnement contemporain.
Biographie
Architecte et chercheur, Jacques-Marie Ligot interroge l’architecture à travers l’étude des gestes, en portant une attention particulière aux patrimoines vernaculaires et immatériels. Architecte formé à la construction bois à l’École Nationale Supérieure des Techniques et Industries du Bois (Épinal) et à l’Ensa Paris Val de Seine, il développe une pratique hybride entre production artistique, enseignement, recherche et production architecturale. Il mène des projets au long cours avec des collectifs d’habitants, notamment sur le site de La Courouze à Rennes (2019–2024) ou dans le Parc Naturel de l’Aubrac (depuis 2016), et collabore régulièrement avec des artistes et danseurs et artisants. Son travail de recherche s’articule autour de trois axes : le récit intime et collectif comme outil de conception, la danse et l’invisible comme structures spatiale et politique, et le geste performatif pour créer une architecture de l’attention.
Ses recherches et projets ont été présentés au FRAC Île-de-France (2023), au BOZAR (Bruxelles, 2020), au CIVA (Bruxelles, 2022), à Nantes dans une exposition personnelle avec Domestic Cults (2022), ou encore dans le cadre de An Architecture of Necessity à Virserum (Suède, 2019). Lauréat des Ateliers Médicis en 2020, il a également reçu en 2022 le soutien du programme FORTE pour Atlas des Gestes, en partenariat avec la Ménagerie de Verre.
Il a collaboré avec Ishigami+associates et Jun Sato Structural Engineers au Japon, chez Chartier Dalix, puis chez Moreau Kusunoki sur des équipements culturels publics (Musée Matisse, Paramatta, Brest). Il enseigne à l’ENSA Saint-Étienne depuis 2022 et co-organise les Rencontres à Formalocal à Paris ainsi que le cycle Monstrum à l’ENSA Marne-la-Vallée (2024–2025). En 2024, il est lauréat de Lina – European Architecture Platform avec Lucile Léger. En 2025, il prend part à deux résidences : Architektūros fondas à Vilnius en Lituanie, et la résidence Périple Duet dans le cadre de la Triennale d’architecture de Lisbonne.