Artistes en résidence 2025-2026
Bertrand Dezoteux
Dans son projet de résidence Le Verger de la Lune, Bertrand Dezoteux poursuit sa réflexion sur la plasticité des images de synthèse et leur pouvoir narratif. Il y déploie une fiction spéculative inspirée d’un lieu bien réel : les serres d’Almería, surnommées « le Verger de l’Europe » ou encore « la mer de plastique ». Ce paysage ultra-productiviste, déjà largement documenté, devient dans son œuvre le prototype d’un système autonome projeté dans l’espace, sur la Lune.
À travers une famille d’expatriés espagnols — un père agronome, une mère artisane, une fille en reconversion marketing et un fils adepte de la « bike life » — l’artiste interroge la transposition d’un modèle agricole dans un contexte lunaire, en l’articulant aux imaginaires de la colonisation spatiale et aux réalités affectives contemporaines. Entre captations de terrain, modélisations 3D et écriture exploratoire, Le Verger de la Lune envisage la Lune comme le théâtre d’enjeux énergétiques, écologiques et sociétaux à venir. La résidence à la Casa de Velázquez offre à ce projet un cadre idéal pour croiser expérimentations plastiques et récits immersifs.
Naomi Maury
À la Casa de Velázquez, Naomi Maury tisse des liens entre exosquelettes, lumière et spiritualité. Son projet explore les croisements entre technologie médicale, mémoire corporelle et bioluminescence, pour proposer une lecture sensorielle, réparatrice et spéculative du corps augmenté.
Diego Kohli
À travers l’exploration des collections muséales madrilènes, le projet de Diego Kohli interroge les récits religieux et mythologiques de la peinture classique pour en proposer une relecture contemporaine. Il s’agit d’un dialogue critique entre tradition picturale et enjeux actuels, hommage et subversion.
François Réau
À la Casa de Velázquez, François Réau explore la transformation des paysages espagnols, la mémoire des lieux et le lien entre l’homme et l’environnement. Inspiré des maîtres espagnols, son travail mêle observation, poésie et pratique de terrain pour interroger la façon dont l’art capte le mouvement du temps et réinvente l’espace.
Raphaëlle Peria
En mêlant les techniques, Raphaëlle Peria cherche à préserver la mémoire des espèces végétales face aux évolutions de la nature. À partir d’études d’écosystèmes fragilisés ou menacés, elle compose des herbiers dessinés pour témoigner des métamorphoses de la biodiversité, dans une démarche de résistance artistique.
Ash Love
Le projet de Ash Love en résidence à la Casa de Velázquez interroge la figure de la clé comme motif plastique et conceptuel. Entre peinture, éléments sculpturaux et recherche iconographique, l’artiste explore les tensions entre ouverture et fermeture, intérieur et extérieur, en lien avec la mémoire, le langage et le paysage urbain espagnol.
Brendan Champeaux
Brendan Champeaux explore l’orgue comme espace sonore du sacré. En Espagne, il développe une œuvre pour grand orgue et ensemble, en dialogue avec les traditions instrumentales, l’acoustique des édifices religieux et les textures électroniques contemporaines.
Rob Miles
Le projet de Rob Miles explore la représentation de la performance musicale et du guitariste, en particulier dans le contexte espagnol. À travers des expérimentations combinant gravure et sculpture, il souhaite développer un vocabulaire visuel inspiré des figures du musicien et du cubisme, tout en interrogeant la place de ces motifs dans la culture contemporaine et virtuelle.
Federico Miró
En résidence à la Casa de Velázquez, Federico Miró développe un projet où la peinture murale devient paravent, fragmentée en panneaux mobiles. Il oppose nature et artifice via une trame picturale inspirée de la tapisserie, explorant les tensions entre cultures japonaise et malaguène, artisanat, temps et contemplation.
✨ La résidence de Federico Miró s'inscrit dans le cadre d'une bourse en collaboration avec la Mairie de Málaga.