Artistes en résidence 2024-2025


Yann Gross

Yann Gross explore l’implantation des palmiers hors de leur habitat naturel en Espagne, examinant leurs symboliques et contradictions. Ses photos, vidéos et installations mettent en lumière la création de paysages artificiels, les défis environnementaux et sociétaux, et le déclin d’un imaginaire dépassé. 

Sandra Mar

Sandra Mar produit une série de grandes pièces en céramique, explorant l’expressivité de la forme et de la matérialité à travers l’esquisse et l’écriture. Inspirée par Berta García Faet et Sara Torres, elle met en lumière les contrastes poétiques entre fragilité et force, douceur et agressivité, explicite et ornemental. 

Lucile Soussan

Après deux ans de recherche à La Réunion et aux Canaries, Lucile Soussan utilise la gravure à l’eau-forte pour illustrer l’odyssée de la faune et la flore sur le minéral, mettant en avant la richesse des territoires ultramarins. Son travail révèle des forêts fossiles-vivantes et utilise l’aquatinte pour montrer comment la lumière devient matière dans le règne animal.

Rémi Algis

Rémi Algis combine paysagisme, arts et sciences pour adapter les paysages agricoles à la crise du vivant. Lors de sa résidence, il crée un manuel illustré pour transmettre ses savoirs sur la résilience des paysages, documentant aussi les agricultures ibériques pertinentes pour l'avenir climatique de la France.

María Rojas

Avec Palabras que hablan / Palavras ki bu ta fla, María Rojas établit un parallélisme entre le créole cap-verdien et l’eau comme élément transformateur. À travers installations sculpturales et sonores, elle montre comment le langage transforme les territoires, fusionnant présence coloniale, transformation linguistique et fluidité de l’eau. 

Juan Francisco González

Juan Francisco González développe un long métrage de non-fiction basé sur les archives de l’ethnographe A. Domínguez. Utilisant des films et enregistrements des années 1950-1960, il retrace le périple de Domínguez et met en lumière les transformations successives de l’Amérique latine et l’extermination des communautés culturelles et environnementales. 

Omar Castillo Alfaro

Omar Castillo Alfaro poursuit Amantecas, chapitre 2 : Le vol d’images. Inspiré par les techniques des plumassiers mésoaméricains,  il explore la mémoire artistique du Mexique précolombien en même temps que la circulation mondialisée des images et des cultures contemporaines.

Alfonso Borragan

Alfonso Borragán développe Gaolito, la phase finale de son projet Litófagos. Ce projet explore la géophagie à travers installations, vidéos et publications. En étudiant l’usage des pierres de bézoard dans l’Altiplano bolivien et leur influence en Europe, il révèle la symbolique et la transformation métabolique des pierres dans le corps humain. 

Fernando Fiszbein

Fernando Fiszbein développe un opéra basé sur El hombre que amaba a los perros de Leonardo Padura. Il explore les vies parallèles de Léon Trotsky et de son assassin Ramón Mercader, mêlant musiques et langues des pays traversés par les personnages. À Madrid, il poursuit cette fresque historique et humaine, dont le livret a été écrit avec Agnès Jaoui.

Paloma de la Cruz

Paloma de la Cruz explore le syncrétisme culturel du châle de Manille dans le flamenco. Son projet Floreo, vueltas, remolino, despliegue, lanzamiento y arrastre s’articule autour des six mouvements du châle, reflétant le métissage culturel, qui fait aussi écho à la ville de Madrid et à la diversité des influences qu’elle abrite.

Lucia Malerba

Lucia Malerba développe son troisième film, Vert d’enfer, inspiré d’une histoire vraie. Ce projet transdisciplinaire explore la crise écologique et l’exploitation des ressources à travers l’histoire d’un couple d’explorateurs abandonné en Amazonie pour nous livrer une parabole sur l’arrogance de l’homme occidental et de la course au progrès.

Marine Lanier

Avec son projet Les Contrebandiers entamé en 2018, Marine Lanier explore les récits et mythologies marginales. Son travail en résidence capture les rituels collectifs et l’aventure, brouillant les frontières entre réalité et légende, bien et mal, tout en puisant dans la mémoire collective espagnole.

Jean Gfeller

Jean Gfeller s’inspire de son environnement pour créer des scènes aussi familières qu’étranges, libérées de temps et d’espace spécifiques. Ses peintures dialoguent avec diverses iconographies, mêlant histoire de l’art, photographie, cinéma et images d’Internet. En résidence, il explore de grands formats et vient enrichir son travail d’une dimension plus personnelle.

Maxence Voiseux

Dans ses films, généralement ancrés dans l’Artois, Maxence Voiseux explore la relation entre humain et animal. Inspiré par Comme une bête de Joy Sorman, il profite de la résidence à Madrid pour s’éloigner de son terrain habituel et se concentrer sur les aspects fictionnels et dramaturgiques de Printemps boucher, un long métrage sur le paradoxe de tuer et aimer l’animal, simultanément.

Adrien Vescovi

Adrien Vescovi réinvestit la question de la toile libre et explore les enjeux liés au temps et au vivant. Concevant ses œuvres comme un livre dont les couleurs évoluent avec les déplacements et la lumière, l’itinérance se retrouve au cœur de sa pratique artistique. Madrid représente ainsi un nouveau champ d’exploration, un laboratoire qui lui permet d’expérimenter de nouvelles voies.