Aurore DUCELLIER

28 ans
Agrégée d’espagnol
Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle
CREC (EA 2292) – Etudes romanes (EA369)
Mail : aurore.ducellier@casadevelazquez.org



Parcours universitaire et expériences professionnelles

Depuis 2010 : Doctorante en Etudes Ibériques à l'Université de Paris 3-Sorbonne Nouvelle, sous la direction de Zoraida Carandell (PR Université Paris 10).
« L’écriture poétique dans les prisons du franquisme ». Boursière de l’EHEHI - Casa de Velázquez (2013) et de la Société des Hispanistes Français - SHF (2011). Associée à l’équipe scientifique CARCECRI sur « L’écriture carcérale au Vingtième siècle : vers une histoire européenne (de la Grande Guerre aux années quatre-vingt) », coordonnée par Marie-Anne Matard-Bonucci (Paris 8).
2011-2014 : ATER (Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche) à l’Université Paul Valéry - Montpellier 3.
2010-2011 : Chargée de cours à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle et l’Université d’Avignon. Master 1 professionnel de Français Langue Etrangère.
2009-2010 : Agrégation d’espagnol. Préparation à l’Ecole Normale Supérieure Ulm (Paris) et l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle.
2008-2009 : Master 2 recherche en Etudes Ibériques (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle) sous la direction de Serge Salaün. « Vestiges épiques dans la poésie de l’exil (Rafael Alberti, Pedro Garfias, Arturo Serrano Plaja, 1939-45) ».
2007-2008 : Master 1 Etudes Ibériques à l’Université de Séville (échange Erasmus) sous la direction de Serge Salaün. « Evolution et superposition des esthétiques dans la poésie d’Adriano del Valle ».
2006-2007 Licences d’espagnol et d’anglais LLCE (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle).
2004-2006 Classes préparatoires littéraires au Lycée Fénelon, Paris. Option espagnol.

Recherches en cours

Ma thèse de doctorat porte sur la poésie créée dans les espaces carcéraux du premier franquisme. La méconnaissance de ce phénomène pour le contexte espagnol ou la réduction à des stéréotypes voire des mythes (Miguel Hernández, Marcos Ana), est surprenante après l’Ère du Témoin et les études sur les témoignages contemporains. Pourtant, ce phénomène recouvre une multitude de cas, allant du poète professionnel emprisonné aux prisonniers qui s’essayent aux formes versifiées à la manière d’un passe-temps. Reléguer au second plan la question de la valeur littéraire de l’œuvre, et s’intéresser à la poésie de circonstance autant qu’à la poésie lyrique, aux poèmes en prose et en vers, oraux ou écrits,  permet de repenser la tension entre témoignage de l’expérience carcérale et écriture littéraire.

Mon projet se base donc sur un corpus varié de la période délimitée, tant sur le plan générationnel qu’idéologique. José Luis Gallego (1913-1980) a connu l’expérience carcérale et poétique la plus significative, produisant une vingtaine de recueils en prison de 1939 à 1942 puis de 1943 à 1960, dont seulement deux ont été publiés. Toute la géographie carcérale espagnole est concernée, du nord (comme l’île de Saint Simon) au sud (jusqu’à Melilla), en passant par les prisons de Madrid et de Castille, et quelques camps de concentration. Si certains aspects permettent de définir une poétique propre à certains auteurs ou à la situation espagnole, il s’agit, comme souvent dans le cas de la poésie carcérale, d’une poétique de la libération aux inspirations extra-carcérales, visant à fuir l’espace-temps oppressant de l’enfermement. Cette étude envisage également les processus de création et de diffusion de ces œuvres poétiques, ainsi que l’enjeu idéologique problématique qu’elles ont souvent constitué pour des institutions politiques, depuis le régime lui-même (dans l’hebdomadaire officiel de la prison, Redención) jusqu’aux communautés politiques d’appartenance.

Principales publications

« Huellas poéticas de la represión en Carabanchel: Carlos Álvarez (1963-1975) », in Carmen Ortiz (coord.), Lugares de represión, paisajes de la memoria: aspectos materiales y simbólicos de la cárcel de Carabanchel, Madrid, Catarata / CSIC, 2013, p. 307-324.

« José Luis Gallego: media vida anhelando la libertad », República de las letras, nº 130, VI-2013, p. 24-26.

« Los poetas antifranquistas en el Penal de Burgos: ¿disidentes en busca de la libertad? », in María Teresa Navarrete Navarrete et Miguel Soler Gallo (coord.), Ay, ¡qué triste es toda la humanidad! Literatura, cultura y sociedad española contemporánea (Actas del IX Congreso Internacional ALEPH Escritura y Disidencia, tome 3), Rome, Aracne, 2013, p. 77-86.

« Eloge des valeurs franquistes et légitimation du pouvoir dans les poèmes de prisonniers républicains de Redención (1939-1945) », Journée d’étude de l’Ecole doctorale 122 « Art, presse et littérature face aux régimes autoritaires » du 29-30 mars 2012, organisée par Aurore Ducellier et Marine Lopata. [En ligne] consulté le 26 juin 2013 : www.univ-paris3.fr/colloques-et-publicationsen-ligne-de-l-ed-122-18731.kjsp?RH=1232635360121

Mots clés

Espagne, franquisme, prisons, expérience carcérale, poésie, création, diffusion, XXème siècle.