Alice KADRI

27 ans
Agrégée d’Espagnol
Université de Nantes – CRHIA
Mail : alice.kadri@casadevelazquez.org





Parcours universitaire et professionnel

Depuis 2009 : Doctorat en Histoire médiévale sous la direction de Christine Mazzoli-Guintard (Université de Nantes), et la codirection de María Jesús Viguera Molins (Complutense de Madrid)
2012-2013 : ATER d’Espagnol (Université de Caen)
2011-2012 : ATER d’Espagnol (Université de Nantes – La Roche sur Yon)
2010-2011 : ATER d’Espagnol (Université de Nantes)
2010 : Boursière de l’EHEHI – Casa de Velázquez (avril)
2009-2010 : ATER d’Espagnol (Université de Tours)
2009 : Master 2 Recherche « Etudes Ibériques » (Université Rennes II)
2008 : Agrégation externe d’espagnol
2007 : Master 1 LLCE Espagnol (Universidad Complutense de Madrid / Université Rennes II, Erasmus)
2006 : Licence LLCE Espagnol (Université Rennes II)

Recherches en cours

Notre recherche porte sur les manuscrits aljamiados, des manuscrits en caractères arabes et en langue espagnole, qui furent produits par les mudéjars et les morisques d’Aragon (et régions limitrophes). Ces manuscrits qui recueillent des textes de la tradition islamique (bréviaires coraniques et exégèse, hadiths, louanges au Prophète, sermons, etc.) sont précieux en ce qu’ils constituent des sources de première main. Étudier la production en aljamía dans une perspective historique c’est donc tenter de compléter l’écriture de l’histoire des mudéjars et des morisques, laquelle a bien souvent été composée essentiellement à partir de sources chrétiennes (inquisitoriales entre autres).

Cette approche historique de la production en aljamía est inédite et s’inscrit dans le récent courant de rénovation des études aljamiadas. Devant l’ampleur de la tâche, nous avons fait le choix pour notre thèse de baser notre travail sur un manuscrit en particulier : le ms. d’Agreda (manuscrit 1880 de la Bibliothèque de l’Escorial), afin de pouvoir mener une étude en profondeur. Aussi, après avoir établi et édité le texte de ce manuscrit, on se propose d’étudier l’épineuse question de la datation, question jusqu’à présent ignorée par les « aljamiadistes » ; on tentera ensuite de retracer la trajectoire du manuscrit (de la fabrication jusqu’à la cache du manuscrit), pour comprendre quelle était la place qu’on accordait au livre et de quel écho bénéficiaient les textes qui y figurent ; enfin, et plus largement, on cherchera à préciser, grâce à l’étude philologique du manuscrit et à des sources complémentaires, la place qu’occupaient les musulmans aljamiados à Agreda (participation à la vie de la cité, relations avec les autorités, les chrétiens, les musulmans d’autres villes, organisation communautaire, mode de vie).

Publications

« La littérature aljamiada : une création de l’entre-deux », Traverse, Nantes, nov. 2011, pp.25-43.

« État et manuscrits aljamiados (Péninsule Ibérique, XVe-XVIe siècles) », in Actes des Journées Nantes-Tunis 2 "L'état dans les enjeux identitaires" (6-7 juin 2011) [Actes sous presse, à paraître en 2013]

Mots clés

Mudéjars ; morisques ; manuscrits aljamiados ; codicologie ; XVe-XVIe siècles ; Castille ; Aragon ; histoire des mentalités.