Nicolas SIMON

Chargé de recherches F.R.S-FNRS
UCL Louvain-la-Neuve

n.simon@uclouvain.be
nicolas.simon@casadevelazquez.org

Formation

2017 : Docteur en histoire, histoire de l’art et archéologie de l’Université Saint-Louis – Bruxelles

2012 : Master en sociologie-anthropologie à l’UCLouvain (Louvain-la-Neuve)

2011 : Master en histoire à l’UCLouvain (Louvain-la-Neuve)

2009 : Bachelor en histoire à l’Université Saint-Louis – Bruxelles

 

Parcours professionnel

Octobre 2019-Septembre 2021 : Marie Skłodowska-Curie Individual Fellowship à la Casa de Velázquez

Depuis octobre 2017 : Chargé de recherches F.R.S-FNRS (Fonds national de la recherche scientifique) rattaché à l’UCLouvain (Louvain-la-Neuve)

Octobre 2017 – septembre 2019 : Professeur invité à l’Université Saint-Louis - Bruxelles

Octobre 2013 – septembre 2017 : Aspirant F.R.S-FNRS (Fonds national de la recherche scientifique) rattaché à l’Université Saint-Louis – Bruxelles

Septembre 2012 – septembre 2013 : Assistant avec charge d’enseignement à l’Université Saint-Louis – Bruxelles

 

Affiliations scientifiques

Membre du Conseil d’administration de Standen en Landen – Anciens Pays et Assemblées d’États – Vice Président (depuis mai 2019)

Membre du comité du Groupe de contact FNRS ModerNum, réseau des modernistes francophones de Belgique – Membre fondateur, anciennement co-directeur (2017-2019)

Membre du Centre d’histoire du droit et de la justice (CHDJ), Université catholique de Louvain

Membre du Centre européen d’études bourguignonnes (XIVe-XVIe s.)

Membre de Red Columnaria. Red Temática de investigación sobre las fronteras de las Monarquías Ibéricas

Chercheur associé au Centre de Recherches en histoire du droit, des institutions et de la société (CRHiDI), Université Saint-Louis – Bruxelles

Chercheur associé au Centre européen des études républicaines (CEDRE, PSL Université Paris)

 

Prix

2017 : Prix quinquennal Charles Duvivier de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique (période 2013-2017).

Le prix vise à récompenser la meilleure étude en histoire du droit et des institutions consacrée à la Belgique. Le prix a été obtenu pour « Quand légiférer, c’est communiquer. Dynamique de la décision politique dans les anciens Pays-Bas (ca. 1580-ca. 1610) » (thèse de doctorat).

 

Recherches en cours

COLEX. Coopétition et législation dans les Pays-Bas espagnols (1598-1665)

Le projet COLEX vise à produire une recherche inédite et originale sur l’(in)effectivité de la législation promulguée au nom du roi d’Espagne dans les Pays-Bas espagnols durant les règnes des archiducs Albert et Isabelle (1598-1621) et de Philippe IV d’Espagne (1621-1665). On s’appuiera sur le concept de coopétition pour étudier avec attention la thématique retenue. La période retenue doit permettre de comparer l’application de la législation depuis le règne des Archiducs, débutant à la mort du roi Philippe II et après que celui-ci ait cédé les Pays-Bas au couple archiducal, jusqu’au décès du roi Philippe IV. Cette période constitue un moment charnière dans l’histoire de ces territoires. Après la Révolte entamée par des provinces du Nord dans les années 1560 contre Philippe II, le gouvernement des Archiducs a vu la mise en place d’une paix temporaire avec les Provinces-Unies ennemies (Trêve de Douze Ans, 1609-1621).

Toutefois, l’année 1621 constitue aussi la reprise du conflit qui s’insère alors dans une guerre aux dimensions européennes (Guerre de Trente Ans, 1618-1648). Qui plus est, on sera en mesure de comparer si une différence s’opère entre la règne des Archiducs, présents dans les Pays-Bas, et celui de Philippe IV, résidant à Madrid. L’espace choisi, les Pays-Bas habsbourgeois, s’explique par l’histoire politique et institutionnelle de ces territoires. Loin d’être un ensemble homogène, les Pays-Bas se composent d’une pluralité de principautés disposant de prérogatives particulières (privilèges, coutumes). Insérés depuis la fin du 15e siècle dans un ensemble plus vaste qui est celui de la Monarchie espagnole, les Pays-Bas constituent un espace de choix pour essayer de comprendre les logiques qui président aux décisions en matière d’application de la loi. S’il y a bien un représentant du monarque à Bruxelles – le gouverneur général –, il doit tenir compte de la culture politique de ces principautés qui se caractérise par l’implication des sujets (villes, métiers, marchands, etc.) dans le processus décisionnel. Cette implication se manifeste d’ailleurs de plusieurs manières (pétitions, requêtes, projets d’actes législatifs, etc.). Le cas des Pays-Bas est non seulement intéressant en soi mais dans une perspective comparatiste avec d’autres territoires de la Monarchie espagnole à l’époque moderne.

D’un point de vue conceptuel, le projet entend rendre opérationnel le concept de coopétition [contraction de coopération et de compétition], c’est-à-dire la capacité de pouvoir rivaliser et coopérer simultanément, entre les agents impliqués dans le processus décisionnel et dans la mise en application des décisions législatives. Ces agents sont aussi bien les représentants de la Couronne espagnole dans les Pays-Bas que les élites locales, les officiers urbains, les marchands ou encore les membres de métiers. Bref, il s’agit d’un large spectre d’individus essayant de défendre, à leur niveau, leurs propres intérêts. Les objectifs de ce projet sont dès lors multiples.

Dans un premier temps, il convient d’étudier si le gouvernement central à Bruxelles a les moyens humains et matériels pour faire respecter la législation. Il faut ensuite questionner les répercussions concrètes de la promulgation des lois : observe-t-on des remises en cause des dispositions au niveau local, par exemple ? Quelles collaborations ou oppositions se mettent en place aux différents échelons juridictionnels ? En croisant les archives d’institutions centrales, provinciales et communales conservées en Belgique et en Espagne, on sera justement en mesure d’apprécier les relations coopétitives entre les agents.

 

Publications

Direction d’ouvrages scientifiques

- La transmission du pouvoir monarchique, du moyen âge à nos jours. Entre droits et devoirs, Bruxelles, ASP, 2019 (Standen en Landen/Anciens Pays et Assemblées d’États, n°113) [avec P.-O. de Broux, Ph. Desmette, S. Glansdorff, B. Piret]
- Légiférer, gouverner et juger. Mélanges d’histoire du droit et des institutions (IXe-XXIe siècle) offerts à Jean-Marie Cauchies à l’occasion de ses 65 ans, Bruxelles, Presses de l’Université Saint-Louis, 2016 [avec E. Bousmar et Ph. Desmette]

Contributions à des ouvrages collectifs

- La décision politique en action de Charles Quint à Philippe IV : les mentions de service hors teneur dans les actes princiers des Pays-Bas espagnols (ca. 1535-ca. 1633), dans Le discret langage du pouvoir. Les mentions de chancellerie du Moyen Âge au xviie siècle, (dir.) O. Canteaut, Paris, École nationale des chartes, p. 376-396.
- The Council of Trent and its impact on Philip II’s legislation in the Habsburg Netherlands (1580-1598), dans Church, Reform and Censorship in the early modern Habsburg Netherlands, (dir.) W. François, V. Soen et D. Vanysacker, Turnhout, 2017, p. 201-216.
- « Par bon avis et délibération de conseil » : écoute et décision politique chez les princes bourguignons et habsbourgeois dans les Pays-Bas (XVe-XVIe s.), dans Les cultures de la décision dans l’espace bourguignon : acteurs, conflits, représentations, Neuchâtel, 2017, p. 199-214 (Publications du centre européen d’études bourguignonnes XIVe-XVIe s., t. 57) [avec J.-M. Cauchies].
- Une culture d’État ? Législation et prise de décision dans les Pays-Bas espagnols (1580-1610), dans Légiférer, gouverner et juger. Mélanges d’histoire du droit et des institutions (IXe-XXIe siècle) offerts à Jean-Marie Cauchies à l’occasion de ses 65 ans, (dir.) E. Bousmar, Ph. Desmette et N. Simon, Bruxelles, Presses de l’Université Saint-Louis, 2016, p. 295-308.
- Les Archiducs, la guerre et la religion : facteurs d’influences sur la décision politique dans les Pays-Bas espagnols (ca.1620-ca.1635), dans Religion et piété au défi de la guerre de Trente Ans, (dir.) Ph. Martin et B. Forclaz, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, p. 39-51.

Articles dans des revues

- Chacun pour soi(e) ? Lobbying, stratégies économiques et commerce international dans le secteur de la soie aux Pays-Bas espagnols (1618), dans C@hiers du CRHiDI. Histoire, droit, institutions, t. 39, 2016, en ligne : http://popups.ulg.ac.be/1370-2262/index.php?id=327
- Un dossier « gracieusement » conservé. La genèse de l’ordonnance d’octobre 1541 sur le droit de grâce, dans Bulletin de la Commission royale pour la publication des anciennes lois et ordonnances de Belgique, t. 53, 2012 [2013], p. 125-225.

 

Mots clés

histoire du droit, histoire de la législation, Pays-Bas espagnols, coopétition, histoire de Belgique