Tourisme culturel et détournements patrimoniaux

24
avril
-
25
avril 2017
Paris
Colloque

Coord. : Julien BASTOEN (École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville), Jean-François CABESTAN (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Pierre CHABARD (École nationale supérieure d’architecture Paris-La Villette)
Org. : École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), Universidad de Alcalá, EA 4100 (Hicsa, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne), UMR 3329 (AUSser, CNRS – École nationale supérieure d’achitecture)

Lieux de la manifestation :
- Institut national d'Histoire de l'Art 
Salle Vasari - 6 rue des Petits-Champs - 75002 Paris
- École nationale supérieure d’architecture Paris-La Villette
Amphi 7 - 144 rue de Flandre - 75019 Paris


Entrée libre et gratuite


Présentation

La reconfiguration simultanée des paysages urbains et des pratiques patrimoniales sous l’effet des enjeux touristiques n’est pas un phénomène nouveau. Elle est aujourd’hui exacerbée à la fois par l’élargissement, jusqu’au vertige, du spectre de la patrimonialisation, par la multiplication des labels et marques touristiques, et par le chaos doctrinal actuel dans le champ de la conservation du patrimoine. 

Depuis la fin du XXe siècle, on constate l’accélération et l’universalisation de l’usage de procédés de détournement, fonctionnel et sémantique, éphémère ou irréversible, visant à «ajuster» le cadre bâti aux stratégies et imaginaires touristiques, dans des territoires muséifiés comme dans des territoires en mutation, en marge des circuits touristiques traditionnels.

Réunissant chercheurs, praticiens et activistes, ces journées d’étude auront pour ambition d’apporter un éclairage historique à ces détournements tout en accordant une large place à l’actualité brûlante et au débat entre intervenants et discutants invités. Les situations qui seront évoquées — françaises, espagnoles, européennes — révèlent en effet autant les lignes de forces contradictoires qui traversent le champ architectural, qu’elles questionnent la capacité des projets touristicoculturels à transformer, de manière durable et vertueuse, le paysage, l’image et l’équilibre socio-économique des territoires qu’ils affectent.