Après les traites. Penser les formes de dépendance et d’esclavage

Afrique, Amérique, Europe, XVIIIe-XXe siècle

14
novembre
-
15
novembre 2017
Nantes
Colloque

Coord. : António DE ALMEIDA MENDES (Université de Nantes / Institut d’Études Avancées de Nantes), Céline FLORY (UMR 8168, Mondes Américains-CERMA, Paris), Violaine TISSEAU (UMR 8171, Institut des Mondes Africains, Aix-en-Provence)
Org. : Institut d’Études Avancées de Nantes, EA 1163 (CRHIA, Université de Nantes), École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), Institut des Amériques, Université de Nantes, Programme STARACO (STatuts, RAce et COuleurs dans l’Atlantique, Région Pays-de-la Loire), UMR 8171 (Institut des Mondes Africains-IMAF, Paris), UMR 8168 (Mondes Américains, Paris), USR-Centre de Recherche sur les Esclavages (CIRESC, Paris), Château des ducs de Bretagne


Lieu de la manifestation
Insititut d'études avancées de Nantes
5, Allée Jacques Berque - BP 12105
44021 Nantes Cedex 1 - France


Présentation

Une ambiguïté fondamentale affecte les débats sur l’esclavage et le travail après le milieu du xviiie siècle. Les abolitions successives de la traite des Africains, les interdictions de l’esclavage et la poursuite des migrations transocéaniques dans l’Atlantique et dans l’océan Indien se sont accompagnées de la formation de nouvelles catégories de travailleurs « libres », mais aussi de l’affirmation de nouvelles formes de dépendance et de travail « non-libre » entre le XVIIIe et le XXe siècle. Ces réalités s’inscrivent-elles dans une histoire longue du rapport colonial de l’Europe à ses colonies, ou assiste-t-on à l’émergence de nouvelles formes d’esclavage et de dépendance ?

Ce colloque cherchera à interroger les formes de dépendance, d’esclavage et de travail « non-libre » qui se déploient, voire resurgissent, en Afrique, aux Amériques et en Europe, dans des sociétés qui ont connu et pratiqué l’esclavage sur le temps long. Le recours à l’esclavage a permis jusqu’à une période tardive de continuer à pourvoir les économies coloniales et métropolitaines en main-d’oeuvre comme d’assurer une forme de stabilité au sein de ces sociétés. Il s’agit de réfléchir à des pratiques réelles d’esclavage, ou assimilables à l’esclavage, que ce soit sous l’angle économique, juridique ou social, tout en interrogeant le rapport individuel ou collectif au travail et les mutations que connaît le travail dans les économies post-abolitionnistes.