Valeria INSARAUTO

32 ans
Docteure en sociologie
Chercheure associée au LEST (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail) Aix-Marseille Université, CNRS, UMR 7317
Mail : valeria.insarauto@casadevelazquez.org

 

Parcours universitaire

Nov. 2008 – Jan. 2013 : Doctorat en Sociologie, EHESS-Paris, thèse “Lost in transition? Social uses of women’s part-time work hanging in between old and new logics” sous la direction de Catherine Marry et Serafino Negrelli
2006-2007 : Master 2 Recherche en Analyse des Politiques Sociales (Impalla programme), Katholieke Universiteit Leuven (Belgique), Faculté de Sciences Sociales
2005-2007 : Master 2 Recherche en Etudes du Travail, Università degli Studi di Milano (Italie), Faculté de Sciences Politiques
2002-2005 : Licence en Organisation et Ressources Humaines, Università degli Studi di Milano (Italie), Faculté de Sciences Politiques

 

Formations complémentaires

Entre 2009 et 2014 : plusieurs formations en méthodes quantitatives pour les sciences sociales (University of Essex, Universitat Pompeu Fabra, University of Bristol, University of Amsterdam)

 

Expérience professionnelle

Sept. 2013 – sept 2015 : ATER à temps plein (192h) en section 19, Département de Sociologie, Aix-Marseille Université, Chercheure au Lest (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail, UMR CNRS 7317), Aix-en-Provence 

Participation à plusieurs projets de recherche 
- Tramed - Les problématiques du travail dans l'espace euro-méditerranéen en crise, sous la responsabilité de Paul Bouffartigue et Annie Lamanthe (LEST) ; 
- ANR SODEMOMED - Sociologie et Démographie des changements des modes de vie en Méditerranée, dirigé par Thierry Bloss (AMU-LEST) ; 
- Projet européen Reducing precarious work through social dialogue in Europe, financé par EU DG Employment, Social Affairs and Equal Opportunities, responsable français Philippe Méhaut (LEST), responsables internationaux Damian Grimshaw et Jill Rubery (Manchester Business School) ;
- Accès et progression des femmes dans l’emploi cadre en 1ère partie de carrière, dirigé par Arnaud Dupray et Dominique Epiphane (Céreq), Stéphanie Moullet et Vanessa di Paola (LEST)

Depuis sept. 2013 : Responsable du carnet de recherche en ligne du GT48 « ARTS : ARticulation vie familiale/vie professionnelle et Temps Sociaux » de l’Association Française de Sociologie (http://arts.hypotheses.org/)
Depuis fév. 2014 : Qualifiée aux fonctions de Maitre de Conférences, section CNU 19 – Sociologie et démographie
Fév. 2015 : Chercheure invitée à l’Université de Bremen (Allemagne), Département BIGSS (Bremen Graduate School of Social Sciences), dans le cadre du programme Européen InGRID (Integrating expertise in inclusive growth), analyse des données EU-SILC sur France, Italie, Allemagne

 

Recherches en cours

Femmes et emploi dans l’Espagne en temps de crise : quel rôle pour le travail à temps partiel ?

Mon projet de recherche post-doctorale propose de développer une analyse de la participation des femmes au marché du travail dans la période de crise actuelle en Espagne, en portant une attention particulière à la construction sociétale du travail à temps partiel en tant que forme de travail atypique fortement féminisée. Plusieurs éléments suggèrent que le travail à temps partiel est susceptible de représenter une zone grise en Espagne, qui se situe dans l’ombre et les marges du travail, et dont l’ancrage tant productif que social reste encore à explorer. Ce projet porte donc un intérêt particulier à l’investigation des dynamiques d’imbrication des dimensions qui ont à voir avec la construction sociale tant du marché du travail que des relations de genre dans ce pays, pour privilégier l’examen des formes d’aménagement, de négociation, d’interaction, voire de conflit, entre les différents niveaux et les différents acteurs sociaux. Cette investigation se veut aussi un point de départ pour étudier comment la crise vient bouleverser cette construction sociale, en agissant sur les interdépendances tant dans l’espace privé (individuelles/familiales) que public (collectives/socio-politiques), notamment par rapport aux différentes manières de mobiliser une forme de travail atypique comme le travail à temps partiel. Les méthodes quantitative et qualitative sont mobilisées de manière complémentaire dans le cadre d’un examen approfondi dans une perspective sociétale des voies de développement qui ont affecté les pratiques institutionnelles et sociales concernant le travail à temps partiel et l'emploi des femmes en Espagne.

 

Publications récentes

- Dieci domande su un mercato del lavoro in crisi, E. Reyneri et F. Pintaldi, Il Mulino, Contemporanea, Bologna (2013). 144 p., compte rendu dans Sociologie du Travail, volume 57(3), juillet-septembre 2015.
- La recomposition des rôles entre vie professionnelle et vie privée au prisme des dynamiques d’individualisation en France, chapitre d’ouvrage issu du projet ANR Sodemomed à paraître en 2016.
- Stratégies de conciliation et usages sociaux du travail à temps partiel : quelles transformations pour les mères en emploi ?, à paraitre dans les actes du Colloque international « Travail et maternité dans l’aire méditerranéenne ». 

 

Mots-clés

Travail atypique, articulation travail vie-privée, diversification des parcours d'activité, réduction et aménagement du temps de travail, précarité, égalité hommes-femmes