Marion VIDAL

26 ans
Agrégée d'espagnol
Université Lumière Lyon 2
Institut d'Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités (IHRIM)
Mail : marion.vidal@casadevelazquez.org 






Parcours universitaire 

Depuis septembre 2014 : préparation d'une thèse de doctorat en Études Ibériques et Méditerranéennes sous la direction du Professeur Philippe Meunier.
2014-2017 : doctorante contractuelle à l'Université Lumière Lyon 2.
2014 : Agrégation d'espagnol.
2011-2013 : Master en Études hispanophones à l’École Normale Supérieur de Lyon.
2008-2011 : Classes de Lettres supérieures et de Première supérieure (Hypokhâgne et Khâgne aux lycées Pierre de Fermat et Saint-Sernin, Toulouse).

Recherches en cours

Traductions profanes et sacrées de fray Luis de León: l'écorce de la lettre

Fray Luis de León est connu pour ses poésies originales, il l’est beaucoup moins pour ses traductions. Et pourtant, celles-ci méritent d’être tirées de l’oubli dans lequel elles sont tombées : elles constituent en effet une sorte de laboratoire du langage, où fray Luis met en application les principes théoriques qu’il a lui-même forgés.

Mon travail présente deux nouveautés : d’une part, j’entends faire tomber cette barrière qui sépare, dans la critique luisienne, les traductions profanes des traductions sacrées. Analyser séparément les traductions de Virgile et Horace et celles de la Bible revient à séparer deux mondes qui n’en faisaient qu’un dans l’esprit de fray Luis. C’est pourquoi il convient d’avoir, enfin, une vision d’ensemble des traductions luisiennes.

D’autre part, et parce que l’acte du traduire est nécessairement un travail sur la langue et le signifiant, on ne peut en aucun cas faire l’économie de l’analyse des textes dans la langue-source. C’est pourquoi je compare systématiquement les traductions luisiennes aux textes en langue originale (en hébreu et en latin).

C’est en revenant aux textes originaux, et en remontant au plus près de la lettre, que l’on peut reconstituer ce que l’on peut appeler le « système luisien de la traduction ». Loin d’être un simple exercice de style, la traduction devient chez fray Luis un art véritable, dont le fondement se trouve sans doute dans la théorie onomastique exposée dans les Noms du Christ.


Publications

- « Deux citations profanes dans Les Noms du Christ de fray Luis de León : Sénèque et Ausone», Les Cahiers d’AllHis, 4, 2016.
- « Fray Luis de León y la traducción de las Bucólicas de Virgilio », Actas del VI Congreso internacional Jóvenes Investigadores Siglo de Oro (JISO 2016), éd. Carlos Mata Induráin y Sara Santa Aguilar, Pamplona, Servicio de Publicaciones de la Universidad de Navarra, 2017, pp. 229-238.
- « Geopoética y onomástica, “Camino” y “Monte”, nombres de Cristo », Dimensiones: el espacio y sus significados en la literatura hispánica, éd. Raquel Crespo-Vila y Sheila Pastor, Madrid, Biblioteca Nueva, (sous presse).


Mots-clés

Fray Luis de León, littérature du Siècle d’Or, traduction, humanisme, Bible, hébreu.