Mathilde ASSIER

28 ans
Doctorante en histoire de l’art
Université Paris Sorbonne (Paris IV), Centre André Chastel (UMR 8150) / Universitat Pompeu Fabra (Barcelone)
Mail :  mathilde.assier@casadevelazquez.org



Parcours universitaire et expérience professionnelle

Depuis 2009 : Thèse en cotutelle sous la direction des Professeurs B. Jobert (université Paris IV) et C. Reyero (Universitat Pompeu Fabra, Barcelone)
2009-2012 : Doctorante contractuelle à l’université Paris IV
2009-2011 : Monitorat à l’École normale supérieure (éditions rue d’Ulm)
2009 : Diplômée de l’École normale supérieure (Ulm) ; Master 2 d’histoire de l’art à l’université Paris IV sous la direction de B. Jobert de de V. Gerard-Powell
2007-2008 : Séjour Erasmus, Universidad Autónoma de Madrid
2007 : Master 1 d’histoire de l’art à l’université Paris IV sous la direction de B. Jobert et de V. Gerard-Powell
2006 : Licence d’histoire de l’art à l’université Paris IV
2003-2005 : Hypokhâgne et khâgne classique (Paris)
2003 : Baccalauréat série L (Albi), mention très bien

Recherches en cours

Les structures de promotion des arts en Espagne (1853-1898)

Mes recherches s’attachent à mettre en lumière l’organisation du système des beaux-arts et les conditions de production des œuvres dans l’Espagne du XIXe siècle. Si le critique Salas y Quiroga s’inquiétait « Que peut être la peinture dans un pays où on ne commande pas de tableaux, où on ne vend pas de tableaux, et où on ne comprend presque rien aux tableaux ? », force est de constater qu’entre 1853 et 1898, la désillusion des artistes, loin de conduire à la passivité, engendra un intense bouillonnement intellectuel, un désir de régénération culturelle, de nombreuses controverses sur la manière d’encourager les arts ainsi que tout un jeu de comparaisons et de regards portés vers l’étranger. Cette activité fut à l’origine d’un renouveau des structures de promotion des arts : des institutions publiques (musées, expositions des beaux-arts) aux structures sociales et marchandes (sociétés économiques des amis du pays, associations d’artistes, galeries d’art). Le propos de cette thèse est d’offrir l’analyse de ces structures artistiques autour de trois pôles principaux : Madrid, Barcelone et Séville. Il s’agira ainsi de comprendre quels furent les objectifs, les conséquences et les spécificités de l’encouragement public et privé de l’art, d’un point de vue régional et national.

Principales publications

« Ana Meléndez », « Rosario Weiss » et « María Blanchard », dans Dictionnaire des Femmes créatrices, Paris, Éditions des Femmes (à paraître, 2013).

« Pedro de Madrazo (1816-1898), passeur d’art entre France et
Espagne », dans Passeurs de culture et transferts culturels, actes du colloque international, université de Nancy 2, 5-6 octobre 2012 (à paraître).

« Federico de Madrazo et ses correspondants français : stratégies d’insertion et échanges de bons procédés », dans Artistes en correspondance, colloque international, université d’Orléans et musée des Beaux-Arts d’Orléans, 14-15 octobre 2010, actes parus dans la revue Épistolaire, décembre 2011, n°37, p. 125-134.

« Le Panthéon de San Francisco el Grande (1869-1883), l’échec d’un monument à la gloire de la civilisation espagnole ? », dans L’Art et la notion de Civilisation, septième École internationale de printemps d’histoire de l’art, Montréal, 11-15 mai 2009, édité en ligne sur www.thes-arts.com (article du mois, mai 2010).

Mots clefs

Espagne, XIXe siècle, promotion des beaux-arts, marché de l’art, appareil administratif des beaux-arts