Romy SANCHEZ

Photo de la porte principale

27 ans
Agrégée d'histoire
Université Paris 1 – La Sorbonne
MASCIPO, UMR 8168
Mail : romy.sanchez@casadevelazquez.org



Parcours universitaire et expériences professionnelles

Septembre 2011 – Février 2012 : Co-organisation du séminaire d’initiation à l’ENS Ulm : Initiation à l’histoire des Amériques ibériques à l’époque moderne, XVIème – XVIIIème siècles.
Depuis 2010 : Doctorante contractuelle à l'Université de Paris I - Panthéon Sorbonne, sous la direction d’Annick Lempérière, Université Paris 1. « Les exils politiques cubains : une approche transnationale, 1838-1898 ». Monitorat en Licence 1 et Licence 2.
2009-2010 : Echange avec l’Université de New York (NYU) : statut d’exchange student au sein du Département d’Histoire. Validation de 12 crédits de PhD Program au sein de la Graduate School of Art and Sciences.
2007-2008 : Préparation aux concours d’enseignement à l’Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines, Lyon. Agrégation d’histoire.
2005-2007 : Master Histoire contemporaine des mondes hispanophones à l’Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines, Lyon, sous la direction d’Annick Lempérière, Université Paris 1. Master 1 : « Cuba dans le Trienio Liberal, illusion rétrospective et non indépendance, 1820-1823 », Master 2 : « La Havane 1808-1825, La Ville Très Fidèle au temps des Indépendances. Espaces publics, élites culturelles et sociabilités urbaines face au mythe de la nacionalidad ».
2002-2005 : Classe préparatoire au Lycée Fénelon, Paris. Option Histoire-Géographie.

Recherches en cours

Mon projet de doctorat s'intitule « L’Autre Diaspora. Les exils politiques cubains : une approche transnationale, 1837-1878 ». L’idée de poursuivre mes recherches de Master, qui portaient sur le nationalisme cubain au temps de la désagrégation de l’empire espagnol, est née à la fois d’un vif intérêt de ma part pour l’historiographie insulaire et les contradictions de son historia patria, comme de l’envie d’explorer la dimension extra insulaire de cette histoire qui, jusqu’en 1898, est celle d’une « non indépendance ». Que devient la « Très fidèle île de Cuba » au lendemain des indépendances américaines ? Le long XIXème siècle de formation de la supposée identité nationale dans la Perle des Antilles ne peut pas être vu comme une marche linéaire à l’indépendance. En revanche, il existe bien un nationalisme cubain sans nation qui n’a été considéré jusqu’ici que du point de vue intérieur, alors qu’il a une existence depuis l’extérieur de l’île : c’est ce qu’une approche transnationale permet d’éclairer.

Les termes « diaspora » et « exil » juxtaposés au nom de Cuba, renvoient généralement à une réalité et à un imaginaire bien précis : l’après-1959 et l’émigration liée à la Révolution castriste. Le sujet envisagé ici se propose de sortir de cette vulgate : avant les différentes vagues de migrations de la seconde moitié du XXème siècle, de nombreux habitants de l’île ont aussi fait l’expérience de l’émigration. Cette étude entend aborder plus particulièrement la signification politique de certaines de ces migrations. Le point de départ de cette idée a été suggéré par une réflexion sur la figure emblématique de la nation cubaine : José Martí. Erigé en héros national, Martí semble résumer à lui seul les enjeux du sujet : né en 1853 à La Havane,
le « penseur national » est un créole, mais aussi un Espagnol de naissance.

À cette date, en effet, la Très Fidèle île de Cuba est encore administrativement et légalement un « bout d’Espagne » aux Amériques. Déporté dans la Péninsule dès 1870, Martí passe plus de temps hors de l’île que dans le territoire qu’il défend dans ses textes. Cet écartèlement rassemblé dans la même « figure nationale » dit bien les ambivalences du nationalisme cubain au temps de sa genèse : le héros de la patrie a un passeport espagnol et vingt-cinq ans de sa vie se déroulent en exil. Il ne s’agit pas pour autant de proposer ici une autre biographie de José Martí. L’objectif de cette étude est bien d’explorer l’exil – ou plutôt la diversité des exils cubains – comme angle d’approche pour redéfinir les problèmes historiographiques posés par le nationalisme cubain.

Principales publications

2008 : Coordination d’un dossier spécial « Cuba. Que faire de la Révolution ? » dans la revue électronique américaniste Nuevo Mundo, Mundos Nuevos avec Vincent Bloch (CERI-Sciences Po). Publication dans le même dossier d’un article tiré des travaux de Master 2 : Lectures et relectures de la non indépendance cubaine : l’île révolutionnaire et son passé de Très Fidèle (1790-1830), (n°8 – 2008).

Sanchez Romy, « L’abolitionniste irlandais et l’île très fidèle. Circulation d’idées et réseaux transimpériaux : le cas de Richard Robert Madden dans la Cuba du milieu du XIXème siècle », in Marcel Dorigny & Bernard Gainot (dir.), Couleurs, Esclavages, Libérations coloniales 1804-1860. Réorientation des Empires, nouvelles colonisations, Amérique Europe Afrique, Bécherel, Les Perséides, à paraître 2013.

Mots clés

Cuba, exils politiques, nationalisme, indépendance, réseaux transnationaux, circulations transatlantiques, XIXème siècle.