Clara BIERMANN

29 ans
Doctorante en ethnomusicologie
Paris Ouest Nanterre la Défense – CREM (Centre de recherche en ethnomusicologie) / LESC UMR 7186
ANR Globalmus
Mail : clara.biermann@casadevelazquez.org


Parcours universitaire

Depuis 2008 : doctorat en ethnomusicologie à Paris Ouest Nanterre sous la direction de Jacques Galinier
2008-2011 : Allocataire de recherche et moniteur à Paris Ouest Nanterre
2007-2008 : Master 2 d’ethnologie, spécialité ethnomusicologie à l’Université Paris X
2005-2006 : Master 1 de Musicologie, Création, Musique et société à l’Université Paris 8
2004-2005 : Maîtrise de Musicologie, Création, Musique et Société à l’Université Paris 8
Licence d’ethnologie à l’Université Paris 8
2003-2004 : Licence de musicologie, spécialité ethnomusicologie à l’Université Paris 8
2001-2003 : DEUG de musicologie à l’Université Paris 8
2000-2001 : Hypokhâgne au Lycée Lamartine, Paris

Recherches en cours

Thèse de doctorat en ethnomusicologie
Musique, danse et invention de soi. Regard anthropologique sur le candombe afro-uruguayen

Ma recherche doctorale porte sur le candombe afro-uruguayen, genre musico-chorégraphique emblématique de la collectivité afro-uruguayenne qui représente 10% de la population totale. Longtemps méprisée en tant que pratique culturelle de la minorité noire dans un pays à l’idéologie nationale très européo-centriste, la pratique du candombe a connu depuis les années 90 une expansion très importante, à la fois à l’intérieur du pays mais également dans les pays d’Europe où résident les migrants uruguayens. Le contexte contemporain est ainsi marqué par une tension entre d’un côté la dynamique d’appropriation nationale et de l’autre la revendication communautaire de cette pratique par une partie de la collectivité noire.

En étudiant le champ social et musical du candombe contemporain local (Montevideo) et transnational (Madrid), ainsi qu’en analysant la création musicale et chorégraphique en lien avec les dynamiques sociales et politiques, cette recherche s’intéresse à l’articulation entre la musique, la danse et la négociation d’espaces de visibilité des minorités dans les sociétés nationales (minorité noire en Uruguay et minorité uruguayenne migrante en Espagne). Ma recherche se donne ainsi pour objectif de comprendre une dynamique d’ethnogenèse et de construction d’afrodescendance en Uruguay s’inscrivant dans un mouvement plus large de reconfigurations identitaires dans l’Amérique Latine contemporaine. A partir d’un modèle théorique prenant toute la mesure de la nature particulière des pratiques expressives du domaine du sensible dans les processus d’invention de soi et de définition des positionnements sociaux, ce travail entend montrer que la musique et la danse relèvent de matériaux centraux dans l’analyse anthropologique du politique.

Publications

2012      « La voie de Chabela. Trajectoire d’une figure du candombe afro-uruguayen », in Emmanuelle Olivier (éd.), Musiques au monde. La tradition au prisme de la globalisation, Paris, Delatour, p. 47-66 (sous-presse).

2012        « Julia Isabel Ramírez Abella », Dictionnaire des Créatrices, Edition Des Femmes – Antoinette Fouque, Paris, (à paraître).

2011    « Jeux de couleurs dans le candombe afro-uruguayen », in Volume!, n°8-1, Editions Mélanie Seteun, Bordeaux, p. 131-147.

Mots clés

Uruguay, candombe, afrodescendance, migration, musique et danse, processus de création, minorité et Etat-Nation.