Anna PERRAUDIN

32 ans
Docteur en sociologie
École des Hautes Études en Sciences Sociales, CADIS (Centre d’Analyse et d’Intervention Sociologique, UMR 8039)
Mail : anna.perraudin@casadevelazquez.org


Parcours universitaire et expériences professionnelles


2011 : Doctorat en sociologie à l’EHESS : « Mobilités et ethnicité : l’expérience migratoire des Indiens mexicains, de la migration interne à la migration internationale », sous la direction d’Yvon Le Bot.
2005 : DEA en sociologie à l’EHESS, « Identités, mobilités et politiques publiques. Le cas des Indiens dans le centre historique de Mexico », sous la direction d’Yvon Le Bot.
2004 : Diplôme de l’Institut des Études Politiques, Paris

2011-2012 : Chargée de cours en sociologie à l’Université Marne-la-Vallée
2009-2011 : ATER en sociologie à l’Université de Rouen
2008-2009 : Chargée de cours en sociologie à l’Université de Rouen

2010-2011 : Chargée d’étude pour le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) : études socio-urbaines à Saint-Denis (93), Cormeilles-en-Parisis (95), Toulouse (31).
2006 : Chargée de recherche pour le projet CREDAL-CNRS : « La réhabilitation comme instrument de développement durable dans six sites urbains d’Amérique Latine ».


Recherches en cours

Le clivage entre Indiens et non-Indiens continue à structurer les sociétés latino-américaines, plus de cinq siècles après la Conquête, en même temps que les contours de cette frontière évoluent. Dans ma thèse, j’ai analysé la façon dont l’identification à l’indianité se transforme au cours des migrations contemporaines, à partir du cas d’Indiens mexicains s’installant à Mexico puis aux États-Unis. La reconfiguration du racisme en fonction des contextes migratoires, les stratégies d’évitement et d’adaptation qu’il génère chez les individus, sont apparues comme des éléments centraux dans l’expérience migratoire de ces populations.

Mon projet post-doctoral s’inscrit dans la continuité de cette analyse de l’indianité, des identifications ethniques et du racisme en migration. Il la transpose à une autre destination majeure des migrations latino-américaines contemporaines : l’Espagne. L’indianité y paraît largement invisibilisée. Il s’agit alors de s’interroger sur la pertinence de la catégorie « indien » dans cette migration et sur les formes que revêt l’indianité dans la communauté latino-américaine en Espagne. Parmi les migrants latino-américains, les individus qui étaient catégorisés comme indiens dans leur société d’origine ont-ils une expérience migratoire spécifique ? L’assignation à l’indianité se maintient-elle ? Comment s’exprime-t-elle et comment est-elle vécue par les migrants ? La recherche repose sur une enquête de terrain ethnographique (entretiens et observations) à Madrid, principale destination des migrations latino-américaines en Espagne, auprès de migrants équatoriens et boliviens identifiés comme indiens dans leurs sociétés d’origine.

Principales publications

« Migrations, genre et recompositions sociales: le départ des hommes aux États-Unis vu par des femmes indiennes à Mexico », L’Ordinaire Latino Américain, numéro spécial migrations latino-américaines, n° 208-209,  Toulouse : Université Toulouse le Mirail, pp. 183-206, 2007-2008.

« Les populations indiennes face aux transformations du centre historique de Mexico. Dimension sociale et culturelle du développement durable », in Hélène Rivière d’Arc (dir.), Centres de villes durables en Amérique latine : exorciser les précarités, Paris : Travaux et mémoires de l’IHEAL, pp. 51-75, 2009.

« Los asentamientos comunitarios: estrategias residenciales e interacciones interétnicas. El caso de los Otomíes de Santiago Mexquititlán en la Ciudad de México », in Séverine Durin (dir.), Etnicidades urbanas, Mexico: CIESAS, pp.155-175, 2010.

Mots clés

Indianité, migrations, ethnicité, racisme, intersectionnalité, sociologie.