Pauline DE KEUKELAERE

1992
Doctorante en  Histoire de l’Art et Archéologie 
Sorbonne Université (UMR 8167)
pauline.dekeukelaere@casadevelazquez.org​​​​​​​
 

 

Parcours universitaire 

2016-2019 : doctorante contractuelle inscrite à Sorbonne Université, ED 124 Histoire de l’Art et Archéologie (UMR 8167).

Depuis 2016 : préparation d’une thèse sous la direction de Madame Éloïse Brac de la Perrière intitulée : Armement et métallurgie au temps des empires berbéro-andalous : contribution à l’étude de l’équipement militaire dans l’Occident musulman médiéval (XIe-XIIIe siècles).

2014-2015 : Un semestre de mobilité ERASMUS à l’Universidad Autónoma de Madrid.

2013-2015 : Master 2 recherche en Histoire de l’Art et Archéologie des pays de l’islam à Sorbonne Université sous la direction de Monsieur le Professeur Jean-Pierre Van Staëvel (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, UMR 8167) et de Madame Sophie Gilotte (CNRS, CIHAM, UMR 5648). 

2010-2013 : Licence en Histoire de l’Art et Archéologie à Sorbonne Université. 


Expériences professionnelles 

2016-2019 : Mission d’enseignement à Sorbonne Université, chargée de TD en Histoire Générale des Arts, Mondes Islamiques (64 h). 

2016-2018 : Mission d’enseignement à Sorbonne Université, chargée de cours en Archéologie de Terrain, introduction à la paléométallurgie (12 h). 

2018-2019 : Mission de terrain sur le site archéologique de Mértola (Algarve, Portugal). 

2014/2017-2019 : Mission de terrain sur le site archéologique d’Igiliz (Anti-Atlas, Maroc). 

2013-2019 : Mission de terrain sur le site d’Albalat (Estrémadure, Espagne). 


Bourses

Novembre 2018 : bourse de mobilité de l’ED 124 pour réaliser un séjour de recherche à la Biblioteca Nacional de Catalunya (Barcelone)

Novembre – Décembre 2017 : bourse de recherche « aides spécifiques » de 2 mois octroyée par l’EHEHI – Casa de Velázquez à Madrid. 


Recherches en cours 

Mes recherches portent sur l’équipement militaire utilisé du temps des deux empires berbéro-andalous, almoravide puis almohade, qui dominèrent une grande partie de l’Occident musulman entre le XIe et le XIIIe siècle. Elles se donnent pour objectif de dresser un inventaire des armes, défensives et offensives, en croisant vestiges matériels, sources textuelles et iconographiques, d’en préciser les modes de fabrication et d’apporter un nouvel éclairage sur les transferts d’usages et de techniques entre le Maghreb Extrême, al-Andalus et les royaumes chrétiens du nord de la péninsule Ibérique.

Ce travail se fonde en premier lieu sur l’étude de l’armement issu des fouilles menées depuis 2009 à Albalat et Igiliz. Ces deux sites offrent en effet un large éventail de pièces archéologiques qui viennent éclairer notre connaissance de la culture matérielle militaire pour la fin de la période almoravide et le début de l’époque almohade. 
Mais le mobilier archéologique n’est représentatif, dans sa grande majorité, que d’une catégorie spécifique de la panoplie militaire (les fers de trait), il est donc primordial de recourir à d’autres sources d’informations pour dresser un tableau plus complet de l’équipement utilisé entre le XIe et le XIIIe siècle. 

Les textes tout d’abord, arabes et latins, apportent des informations de natures différentes. Les chroniques historiques chrétiennes et les chansons de gestes évoquent à de nombreuses reprises les faits de guerre. Il nous est aussi parvenu le témoignage précieux de certains acteurs qui ont participé directement à des évènements majeurs. Tel est le cas des Mémoires du dernier roi ziride de Grenade, ‘Abd Allâh b. Buluqqîn, qui a assisté à l’arrivée des Almoravides en al-Andalus dans le dernier quart du XIe siècle, ou encore du Livre des faits de Jaume Ier, roi d’Aragon, qui consacre un long passage à la conquête de Mâdinat Mayûrqa, prise aux Almohades en 1228. 
L’iconographie vient compléter le corpus. Elle comble en partie les lacunes des sources médiévales et apporte des informations précieuses sur la gestuelle guerrière. Les représentations en contexte musulman sont assez rares, même s’ils existent quelques exceptions à l’aniconisme ambiant. À l’inverse, l’art roman et gothique ont largement eu recours aux thématiques guerrières, notamment dans la production scripturaire monastique et dans l’architecture civile et religieuse. 
Enfin, un autre volet novateur de cette recherche s’intéresse aux modes de production de ce mobilier. En effet, la découverte sur plusieurs sites archéologiques de secteurs ou de quartiers artisanaux dédiés aux opérations métallurgiques offre en effet la possibilité d’appréhender une activité encore très mal documentée pour l’Occident musulman médiéval.

Le déroulement du conflit entre les empires berbéro-andalous et les royaumes chrétiens, est désormais bien connu puisqu’il a notamment fait l’objet d’un renouvellement historiographique récent. Néanmoins, la question plus spécifique de son impact sur la culture matérielle militaire n’a pas été suffisamment éclairée.
À terme, mes recherches se donnent donc pour objectif de contribuer à l’étude des cultures guerrières, notamment sur le versant matériel, et d’analyser leur évolution entre le XIe et le XIIIe siècle. L’étude typologique et comparative des vestiges archéologiques permettra de déterminer les caractéristiques des armes découvertes dans les sites péninsulaires au regard de la production des royaumes chrétiens du nord.


Publications et communications 

- « Les traces archéologiques de l’utilisation de l’arbalète en Occident musulman au Moyen-Âge », communication présentée lors de la journée d’étude Objets du quotidien, Avignon, avril 2019. 

- « L’ennemi de l’autre côté de la frontière. Les fresques de la conquête de Majorque de 1229 et la représentation des musulmans dans l’iconographie chrétienne au XIIIe siècle en Espagne », communication présentée à la Journée doctorale en histoire de l’art de l’École doctorale 124 Exô-tikos : penser l’Autre et l’Ailleurs en histoire de l’art, Paris, janvier 2019.

- « Metodologias de escavação da forja islâmica da casa XVI da Alcáçova do Mértola. Primeiros resultados. », poster présenté avec Ma. de F. Palma (Universidad de Granada) aux Xe Encontro de Arqueologia do Sudoeste Peninsular, Zafra, novembre 2018.

- « Introduction à l’étude de l’équipement militaire en usage du temps des empires berbéro-andalous dans l’Occident musulman médiéval (XIe-XIIIe siècles) », communication présentée aux XXIe Rencontres Diwan, Strasbourg, juin 2018. 

- « L’équipement militaire au temps des empires berbéro-andalous dans l’Occident musulman (XIe-XIIIe siècles) : le cas de l’archerie », communication présentée au séminaire international de formation avancée Les cultures politiques dans la péninsule Ibérique et au Maghreb, Bielle, octobre 2017.

- « La última batalla : huellas arqueológicas del asedio de 1142 », contribution à la rédaction d’un chapitre dans S. Gilotte, Y. Cáceres (éd.), Al-Balât. Vida y guerra en la frontera de al-Andalus, Cáceres, 2017, pp. 192-199.


Mots-clés

Archéologie ; Occident musulman ; Almoravide ; Almohade ; histoire militaire ; armement ; métallurgie ; instrumentum 

PODCASTS
29/05/2018 - 38min 14s - Espagnol