Jérémy LÉGER

1990
Doctorant en Histoire et Civilisations
EHESS-PSL  - ED 286, CRH, UMR 8558, GEHM
jeremy.leger@casadevelazquez.org

 

Parcours universitaire

Juin-Juillet 2019 - Boursier scientifique, allocataire d’une aide spécifique de 2 mois de l’EHEHI-Casa de Velázquez, Madrid.

Depuis octobre 2017 - Doctorant en Histoire et Civilisations à l’EHESS-PSL, École doctorale de sciences sociales (ED 286), Centre de recherches historiques (CRH, UMR 8558), Groupe d’études des historiographies modernes (GEHM). Préparation d’une thèse sous la direction de Marc Olivier BARUCH, directeur d’études.

Juillet 2016 - Reçu à l’Agrégation externe d’Histoire (rang : 35e).

Mai 2016 - Certification complémentaire de discipline non-linguistique en espagnol.

2015-2016 - Master Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation, Université de Perpignan Via Domitia, mention TB.

Mémoire professionnel : « Machado dort à Collioure ». Enseigner l’histoire de l’immigration au lycée au prisme de l’histoire locale. L’exploitation pédagogique des lieux de mémoire de la Retirada dans l’espace catalan transfrontalier de 1939 à nos jours.

Juillet 2015 - Reçu au CAPES d’Histoire-Géographie (rang : 76e).

2012-2013 - Année de mobilité internationale (programme ERASMUS), Universidad Complutense de Madrid, matrícula de honor en Historia contemporánea de Europa.

2011-2013 - Master Recherche Histoire des Relations internationales, Université Paris-Sorbonne, mention TB.
- Mémoire, 2ème année : Au-delà des Pyrénées, été 1914-été 1917 : la diplomatie de l'Espagne alphonsine dans ses relations avec la France dans la Grande Guerre.
- Mémoire, 1ère année : L'expérience Blum à l'épreuve de la question d'Espagne : les négociations du Front populaire avec les républicains espagnols (juin 1936–juin 1937).

2008-2011 - Licence de Géographie, Parcours Histoire-Géographie, Université Paris-Sorbonne, mention B.

2008-2010 - CPGE littéraires au Lycée général et technologique Alphonse Daudet de Nîmes.


Expérience professionnelle

2019-2020 - Tuteur académique –accompagnement d’un enseignant stagiaire–, Académie de Versailles.

2016-2020 - Professeur agrégé d’Histoire et de DNL en section européenne, collège Romain Rolland de Sartrouville, Académie de Versailles.

2015-2016 - Professeur certifié d’Histoire-Géographie stagiaire et examinateur au test d’admission à la section binationale Bachibac, Lycée général et technologique François Arago de Perpignan, Académie de Montpellier.


Recherches en cours

Titre du sujet de thèse : Leurs Excellences, les avocats du diable : les élites diplomatiques de l’État espagnol, durant la Guerre civile et le premier franquisme (1936-1956).

Les recherches de Jérémy Léger sont dédiées à un aspect encore trop méconnu de la dictature franquiste, à savoir les principales figures du personnel diplomatique de ce régime autoritaire, considéré comme laboratoire de l’État et des administrations en dictature (Hermet, 2012 ; Linz, 2006). Son étude porte sur l’administration extérieure de la Nueva España franquiste, de sa fondation dans la Guerre civile jusqu’à sa légitimation extérieure –à la charnière des années 1955 et 1956.

Formé à l’histoire des relations internationales, Jérémy Léger a pu observer l’action, l’entregent et le rôle de diplomates comme José María Quiñones de León, figure incontournable des relations franco-espagnoles pendant trois décennies. C’est l’itinéraire de ces ambassadeurs qui l’a interrogé sur les dynamiques de rupture et de continuité du corps diplomatique, au gré des changements institutionnels et politiques (Baruch 1997 et 2013 ; Viñas, 2010).

Depuis une trentaine d’années, on assiste au retour de l’Etat, des administrations et de leurs acteurs –fonctionnaires ou non– dans le champ de l’histoire et des sciences sociales (Rosanvallon, 1990). Le corps diplomatique y demeure, cependant, encore largement ignoré (Loriol et alii, 2013). Plus encore dans l’étude des régimes autoritaires, les aspects de l’administration et de la politique intérieures prédominent. Ainsi, dans son édition des mémoires du diplomate Francisco Serrat (2014), l’historien espagnol Angel Viñas déplore-t-il le retard pris dans l’étude de la carrière diplomatique franquiste alors que la recherche est déjà bien avancée pour d’autres corps de l’Etat comme l’Armée, la Justice ou l’Ordre public (Ponce Alberca 2008).

Il n’existe pas de travaux de synthèse sur le sujet, mais plutôt une somme d’études partielles, parfois intégrées à des thèses sur la Guerre civile, les relations bilatérales ou la politique extérieure du régimes (Valdivieso del Real, 1993 ; Pérez Ruiz, 2006). Il demeure, en conséquence, un vaste chantier d’histoire administrative à conduire, ce d’autant que les questionnements sur les régimes autoritaires restent actuels et nombreux (Fregosi, 2016).

Le travail d’analyse socio-historique ici proposé comprend une forte dominante prosopographique, dont la catégorie d’étude intègre les ambassadeurs et les ministres plénipotentiaires en poste comme chefs de mission. L’échantillon prosopographique est réduit à une vingtaine de missions diplomatiques représentatives de la variété de leur rang, de différents régimes dans les pays hôtes, et des grands axes de politique extérieure franquiste –la péninsule Ibérique, l’Occident chrétien et anticommuniste (Europe occidentale et Etats-Unis), l’Amérique latine, un monde oriental protéen.

Ce travail s’articule en trois axes de recherche :

  • Le 1er axe vise à identifier les membres du personnel diplomatique, souvent qualifié de « noblesse d’Etat », un corps exclusivement masculin caractérisé par une très faible ouverture sociale, et une homogamie aristocratique et bourgeoise. Cette enquête prosopographique sur une centaine d’individus –appartenant à une génération de transition– doit permettre d’appréhender un corps diplomatique, en voie de professionnalisation et aux contours imprécis –du fait de nombreuses nominations politiques.

  • Le 2e axe consiste en l’analyse de l’action de ces diplomates, dans la recomposition de l’image du régime et la réassurance de ses liens diplomatiques, indépendamment des crises. Il s’agit d’étudier les logiques qui ont présidé aux nominations et révocations d’ambassadeurs, en observant leur « protagonisme », leur « profil supposément adéquat », au regard du poste et de la mission qui leur ont été assignés. Cette notion centrale implique une exploration rigoureuse du capital culturel, économique, politique et social de ces diplomates, accentué par la situation administrative singulière d’extraterritorialité.

  • Le 3e axe appréhende, enfin, le rôle et l’influence de ces élites diplomatiques dans la fabrique de l’Etat dictatorial –la rhétorique de « l’Etat nouveau »– et dans l’élaboration de la politique extérieure du régime, résolument focalisé sur ses affaires intérieures, notamment par l’analyse de leurs réseaux, au travers de leur correspondance avec les principaux dignitaires.


Communication

« Le régime franquiste en représentation : « protagonisme », réception et rôle des ambassadeurs du premier franquisme en France », Université de Caen Normandie, MRSH (HISTEMÉ), journée d’étude Le franquisme, son image et ses politiques d’influence en France (1936-1975), 8 novembre 2019.


Mots-clés

  • Histoire de l'Etat et de l'administration – Prosopographie des élites administratives – Rapports entre administration et politique (épuration, politisation, etc.) – Histoire diplomatique – Ambassadeurs et ministres plénipotentiaires – Régimes autoritaires – Espagne franquiste – Primer franquismo – « État Nouveau »

 

 

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23/09/2015 - 28min 49s - Francés