Antoine PERRIER

1991
Agrégé d’histoire
Docteur en histoire contemporaine
Centre d’histoire de Sciences Po - Centre Jacques Berque (UMIFRE, Rabat)
antoine.perrier@casadevelazquez.org

 

Parcours académique

2020 - qualifié aux fonctions de maître de conférences (CNU, section 22)

2019 - docteur en histoire - IEP de Paris

2015 - agrégé d’histoire (4e)

2014 - diplômé de Sciences Po

2011-2012 - étudiant en échange à l’École de gouvernance et d’économie de Rabat


Parcours professionnel

2019 - Chercheur associé au Centre d’histoire de Sciences Po et au Centre Jacques Berque (UMIFRE, Rabat)

2018-2020 - ATER à la Faculté des lettres de Sorbonne Université (Paris 4), coordinateur de la préparation à l’agrégation d’histoire

2015-2018 - doctorant contractuel à l’IEP de Paris


Recherches en cours 

Projet de recherche développé à la Casa de Velázquez : Tanger, ville fermée. Histoire d’une zone internationale entre Maroc, France et Espagne (1904-1956)

Cette recherche voudrait comprendre le paradoxe tangérois : alors que la ville est déclarée ouverte, réglée par un statut international qui garantit sa liberté commerciale, elle ne tire aucun bénéfice de son extraversion. Une histoire de la souveraineté à Tanger permettrait de répondre à cette question en réunissant une approche juridique (l’étude de son statut et des conceptions de la souveraineté, y compris celle du sultan du Maroc, à Tanger) et une histoire économique (concessions portuaires, régime douanier, politique fiscale). La rivalité franco-espagnole est essentielle pour restituer un jeu d’adversaire-partenaire qui a favorisé des intérêts terrestres, au détriment des intérêts maritimes de ce port stratégique. À partir des archives françaises et espagnoles, cette histoire sera écrite en tenant compte des institutions marocaines, notamment du mendūb représentant le sultan dans la ville, et des documents de langue arabe émanant de la population musulmane.

Thèse : La liberté des protégés. Souverains, ministres et serviteurs des monarchie marocaine et tunisienne sous protectorat français (1881-1956)

Les monarchies beylicale et chérifienne sont maintenues par la France lorsqu’elle impose son protectorat en Tunisie (1881) et au Maroc (1912). Cette thèse reconstitue l’histoire de leurs institutions politiques et de leurs fonctionnaires confrontés à l’installation d’administrations coloniales. Il entend expliquer comment les monarchies ont réagi à la présence coloniale en s’appuyant sur des archives en français et en arabe. Ce travail contribue à repenser les limites de « l’État » en contexte monarchique et nord-africain en mettant en lumière des administrations jusqu’alors ignorées des sources coloniales, grâce à leurs archives propres. Il nourrit également l’histoire comparée d’une monarchie sortie triomphante de la colonisation au Maroc et d’une autre disparue en Tunisie dès la première année de l’indépendance. Il cherche enfin à inscrire la séquence coloniale dans l’histoire longue de ces monarchies, notamment dans leur droit et leur tradition scripturaire.      


Publications

Articles dans des revues à comité de lecture

« La bourgeoisie catholique au Conseil d’État (1879-1914) », Revue d’histoire de l’Église de France, t. 101, n°245, 2015, p. 141-155.

« Écrire au réconfort de Dieu. La patrimonialisation des savoirs administratifs des monarchies marocaine et tunisienne sous le Protectorat », L’Année du Maghreb, n°19, 2018, p. 19-35.

« Une chorégraphie pour rien. La communication politique lyautéenne et la distribution des pensions militaires au Maroc après la Première Guerre mondiale », Outre-Mers, Revue d’histoire, t. 106, n°400-401, 2018, p. 237-257.

« Faire vivre et mourir les institutions. Les congrégations soumises au verdict du Conseil d’État (1900-1904) », Revue historique, n° 689, 2019/1, p. 57-76.

« Un protectorat provisoire pour toujours. Réforme des États et usages du temps politique chez les élites coloniales et makhzéniennes au Maroc et en Tunisie », Histoire@Politique, n° 39, septembre-décembre 2019


Chapitres d’ouvrage

« Les mobilisations, au front et à l’arrière, des membres du Conseil d’État », Comité d’histoire du Conseil d’État, Le Conseil d’État et la Grande Guerre, Paris, La Documentation française, 2017.

« Les biens du Bien. Charité et assistance publique dans l’œuvre des fondations pieuses (awqāf) tunisiennes (1875-1956) », Laura Ruiz de Elvira et Sahar Aurore Saeidnia (dir.), Les mondes de la bienfaisance. Une approche comparative des pratiques du « bien », CNRS éditions [sortie prévue en 2020].

« Nāṣir Bāy », « Aḥmad II Bāy », « Munṣif Bāy », « Muḥammad al-Amīn Bāy », « Néo-Destour », 5 notices en anglais, Third Edition of the Encyclopedia of Islam, Brill [accepté, à paraître en ligne].


Publication dans des revues en ligne

« Le Makhzen introuvable. Les sources marocaines de l’histoire de l’État à l’époque contemporaine », Carnets du Centre Jacques Berque (CNRS-IFRE, Rabat), mai 2017. https://cjb.hypotheses.org/225

« Approches prosopographiques, approches internationales à travers les fonds du Conseil d’État », Carnets en ligne des Archives nationales « Le Labo des archives », juin 2019. https://labarchiv.hypotheses.org/1035#more-1035

« Les ‘‘fleurs du style makhzen’’. Nécessités et difficultés de la traduction des manuscrits arabes en contexte colonial », Page19. Bulletin des doctorants et jeunes chercheurs du Centre d’histoire du XIXe siècle, Paris 1/Paris 4, (à paraître).


Mots-clés

Maroc ; Tunisie ; Maghreb ;Histoire de l’État ; Histoire économique ; Histoire du droit ; Sources arabes 

 

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