Les identités en conflit en Europe (XXIe siècle)

17JUNE - 18JUNE 2019
Rome
Symposium

Coord. : Éric CARPANO (Université Jean Moulin Lyon 3 / Chaire Jean Monnet)
Org. : École française de Rome, École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), Université Jean Moulin Lyon 3, Centre d’études européennes (CEE, Lyon), Chaire Jean Monnet - Erasmus +

Lieu : École française de Rome
Salle de conférences - 1er étage
C/ Piazza Navona, 62 - 00186 Rome

Entrée libre et gratuite
 

Présentation

Ce colloque international s’inscrit dans la continuité de la réflexion engagée dès 2017 sur le thème des identités en Europe dans le cadre du programme IDENTITÉS de la Casa de Velázquez. Il s’agit d’élargir plus encore la focale au-delà des identités régionales pour se concentrer sur l’identité européenne elle-même.

La question de l’identité au sein de l’Europe est, en quelques années, devenue un enjeu majeur à un triple niveau. Au niveau européen d’abord, puisque l’on ne cesse de rechercher les fondations d’une identité européenne commune aux Etats membres et aux peuples de l’Union. Alors que cette identité devait, aux termes du traité, se fonder sur des valeurs communes, force est de constater, à la lumière de la crise migratoire notamment, que tel n’est pas le cas. La montée en puissance de mouvements populistes en Hongrie, en Pologne, en Roumanie, en Slovaquie et désormais en Autriche et en Italie, montre que les valeurs proclamées à l’article 2 de l’Union européenne sont bien loin d’être partagées de façon unanime.

Dès lors, on ne peut que s’interroger sur l’existence même d’une identité européenne commune, et, partant, sur la pérennité du projet européen. Au niveau national ensuite, dès lors qu’en l’absence d’un sentiment d’appartenance à une même identité européenne, on peut observer dans bien des États européens une résurgence du sentiment nationaliste. Politiquement, cela se traduit par la montée en puissance des partis eurosceptiques voire europhobe. Juridiquement, il en résulte une tendance à une remise en cause du droit de l’Union, pouvant prendre différentes formes : refus d’exécuter les décisions de la Cour de justice ou refus des règles budgétaires. Au niveau local enfin, dans la mesure où la crise d’identité que traverse l’Europe a pour conséquence de raviver les sentiments régionalistes, de la Catalogne à l’Italie du Nord en passant par la Flandres. Ces mouvements autonomistes, séparatistes ou indépendantistes posent la question de la cohabitation au sein des États entre différentes communautés politiques et humaines ainsi que celle de la solidarité entre ces différentes communautés.

 

PODCASTS
31/05/2019 - 47min 1s - Espagnol