Chloé Belloc

 

 

ARTS VISUELS - CINÉMA

 

chloe.belloc@casadevelazquez.org




Chloé Belloc est diplômée du Fresnoy-Studio national des arts contemporains et de masters en Cinéma Documentaire (Université Paris 7 Denis Diderot), Philosophie Politique (Universiteit Van Amsterdam), Histoire Contemporaine (La Sorbonne-Paris 1).

Sa recherche allie écriture, film et photographie. Elle explore le corps dans ses dimensions organiques et cognitives, il y est souvent question de langage à la limite de l’incommunicabilité, de porosité entre visible et invisible et de relation entre les dimensions humaines et “non-humaines” du vivant.

Son conte documentaire Les Mangeurs d’Ombres a obtenu le prix du premier film professionnel (mention spéciale) au festival Traces de Vie de Clermont-Ferrand en 2018. 

Après sa fiction Là Où Il Est (2019), Murmures du Loup (2020) est son troisième film, un documentaire en forme de quête pour entrer en communication avec le monde intérieur de son frère, autiste Asperger. 

Son documentaire sonore L’Incertitude de la Parole, co-réalisé, lauréat de la bourse Gulliver, a été diffusé à la RTBF dans l’émission « Par Ouïe Dire » en 2020. 

Son travail a été exposé en France à la Cité Internationale des Arts (Paris), au Mois de la Photo du Grand-Paris, au Centre National de la Danse (Pantin), au festival Voies Off (Arles), au Festival International du Film d’Aubagne Music&Cinéma, aux Rencontres Cinéma de Gindou, Un Festival C’est Trop Court (Nice), Ciné-Latino (Toulouse), aux Rencontres du Film Documentaire de Mellionnec (etc) et, à l’international au Musée de la Banque de la République (Bogota), au Musée d’Art Moderne de Medellin, à Hot Docs Festival International Canadien du Documentaire, aux Festivals Internationaux de Cinéma des Droits de l’Homme de Bogota et de Barcelone (etc).

 

EN RÉSIDENCE

Muscinea et les femmes qui font tomber la lune sur la terre, le projet de film que développe Chloé Belloc à la Casa de Velázquez, prend la forme d’un périple à l’écoute des voix des sorcières cachées dans le monde végétal qui peuple la Galice ; sur les traces d’une grand-mère qui n’a jamais révélé qu’à demi-mot ses secrets et ses savoirs ancestraux. 

À la recherche d’une mémoire manquante, Chloé Belloc se lance dans l’entreprise de reconstruction d’un héritage individuel qui passe par la réappropriation d’un savoir féminin collectif. Ce savoir des femmes que l’on dit « sorcières », de leur lien profond avec les plantes et de leur capacité à communiquer avec elles.

A travers ce conte documentaire, et guidée par le souvenir de son arrière grand-mère espagnole, on entend les voix des sorcières contemporaines se mêler aux chants rituels et à l’histoire intime de la cinéaste. Elle y ausculte ce qui se trouve sous la surface visible des choses : une sagesse végétale, reliée à la Terre et au cosmos, et dont l’intelligence pourrait transformer notre humanité pour peu que l’on apprenne à l’écouter.

Dans la lignée de la pensée de l’éco-féministe Donna Haraway, c’est une vision du chthulucène que la cinéaste nous livre : ce moment du monde qui englobe le terrestre dans son ensemble, humain et non-humain. Muscinea et les femmes qui font tomber la lune sur la terre met ainsi en scène des femmes rencontrées à Madrid et en Galice, dans le décor nocturne des forêts de las Fragas do Eume – filmées comme un personnage à part entière – dont la légende raconte que les chênes ancestraux abritent encore les anciennes sorcières de la région.


SORCIÈRE - PLANTE - COSMOS - NUIT - MÉMOIRE