Louise HOMBERT

1992
Doctorante en sciences politiques
IRISSO CNRS UMR 7170, Université Paris Dauphine
Affiliée à l'Institut Convergences Migration (2018-2021)
louise.hombert@casadevelazquez.org

 

Parcours académique

Depuis 2017 - Doctorat - IRISSO CNRS UMR 7170, Université Paris Dauphine, Les réfugiés et la ville: analyse comparative de la « crise migratoire » comme opportunité politique pour des métropoles européennes. Les cas de Paris et Barcelone. (direction : Emmanuel Henry - Paris Dauphine - IRISSO)

2013-2017 - Master Politiques Publiques et Opinion, Université Paris Dauphine. 
- Mémoire de recherche Master 2: « Juger les déboutés : de la collectivité du processus décisionnel à la Cour Nationale du Droit d’Asile » (dir. Choukri Hmed)
- Mémoire de recherche Master 1: « Passer la porte: accéder et laisser accéder aux droits à France Terre d’Asile » (dir. Choukri Hmed)

2010-2013 : Classe préparatoire littéraire A/L, Lycée La Bruyère, Versailles

2010-2013 : Licence d’Histoire et de Géographie, Paris IV Sorbonne
 

Parcours professionnel

2019-2020 - Chargée de TD « Atelier de lecture en sociologie » en Licence 2 CPES 2, Université PSL, Paris. Groupes de 25 élèves

2018-2019 - Mission de valorisation de la recherche scientifique de l’IRISSO, Université Paris Dauphine
Diagnostic et amélioration du site de l’IRISSO; sensibilisation aux enjeux communicationnels pour les membres du laboratoire.

2017-2018 - Chargée de TD « Atelier de lecture en sociologie » en Licence 2 CPES 2, Université PSL, Paris. Groupes de 25 élèves

2017 - Assistante de recherche Géopolitique et Droit d’asile, Cour Nationale du Droit d’Asile, Montreuil. Stage de fin d’étude - enquête ethnographique.
 

Recherches en cours 

Sujet de thèse : Les réfugiés et la ville: analyse comparative de la « crise migratoire » comme opportunité politique pour des métropoles européennes. Les cas de Paris et Barcelone.

Les travaux de Louise Hombert portent sur la question l’appropriation de l’accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés par les villes, dans une perspective comparative entre deux métropoles européennes, Paris et Barcelone, ayant toutes deux pour point commun la dénonciation d’un attentisme étatique sur cet enjeu et la revendication d’un statut de “ville-refuge”.

L’hypothèse de recherche de ce projet de thèse est que la « crise migratoire » peut être appréhendée comme une opportunité politique pour ces villes pour s’affirmer et renforcer leur place, tant face au pouvoir central que sur la scène internationale, notamment dans certains réseaux de villes dites solidaires. S’emparer de ce problème peut en effet leur permettre de se positionner sur la scène publique et de construire une image politique « humaniste » par exemple. C’est également l’occasion de fédérer différentes organisations ou initiatives locales, en organisant un modèle de gouvernance plus participatif. En effet, une nouvelle répartition des compétences semble se dessiner, sur les questions d’hébergement ou d’accompagnement socio-administratif par exemple. D’importantes initiatives ont été mises en place dans un grand nombre de villes européennes, tant par les pouvoirs locaux que par les associations, ces dernières ayant acquis une place grandissante dans la gestion des problématiques liées aux migrants et aux réfugiés. Enfin, des habitants – collectifs de citoyens, réseaux de voisinage – se sont montrés particulièrement actifs pour répondre aux besoins des nouveaux arrivants et solliciter fortement les pouvoirs publics. L’accueil et l’intégration des réfugiés pourraient alors être analysés sous l’angle du projet urbain, pour reprendre l’expression de Gilles Pinson, devenant un « instrument de mobilisation sociale » (Pinson, 2005) et reconférant de l’indépendance et de l’autonomie au système d’acteurs locaux.

Ces phénomènes (réappropriation du problème de la crise des réfugiés par la ville et émergence d’une nouvelle répartition des compétences entre pouvoir local, associations et société civile) semblent se retrouver dans plusieurs villes européennes. De cette situation apparaîtrait une dynamique interurbaine européenne, jouant sur la coopération “city-to-city”, afin de se passer de l’échelon étatique. Plusieurs mouvements se dessinent, comme Solidarity Cities ou le manifeste We, cities of Europe, rassemblant d’importantes métropoles et villes qui toutes dénoncent les manquements de l’Etat face à ces questions et cherchent à se constituer en réseau pour partager leurs initiatives, leurs réussites et leurs problèmes.
 

Publications et communications

2020 - Chapitre « Being a “refuge-city”: the welcoming rhetorics in Paris and Barcelona », In Elzbieta Gozdziak, Izabella Main and Brigitte Suter, Europe and the Refugee Response: A Crisis of Values?, Routledge.

2020 - Chapitre « Paris, ville-refuge ? Intérêts et limites des réseaux de villes dans la construction de l’accueil des populations migrantes », co-écrit avec Laura Bonn, In Anouk Flamant and Aisling Healy, Villes européennes, réseaux de villes et accueil des exilés, éd. PUCA. En cours. Parution prévue courant 2020.

2020 - Communication, « How to be « welcoming » towards migrants ? Values transmission between citizens and institutions in Barcelona’s reception scheme » , Workshop Norms and Values in Migration and Integration, IMISCOE Research Initiative, MIM, Malmö University. 18-19 mai 2020.

2018 - Communication « Les collectifs de soutien aux migrant.e.s: de l’engagement d’urgence à Paris », Séminaire Enquêter sur les guichets de l’immigration, EHESS,18 juin 2018.

2017 - Communication « When city-networks tackle migration issues », Séminaire Villes européennes et accueil des migrants, Laboratoire Triangle, Sciences Po Lyon, 17 novembre 2017. Lien vidéo: vimeo.com/244965784
 

Mots clés

migration, réfugiés, gouvernement local, politiques urbaines, ville-refuge, politique d’accueil, asile, mobilisations collectives

 

PODCASTS
05/04/2014 - 11min 29s - Espagnol