Randa MAROUFI

Vidéo
Mail : randa.maroufi@casadevelazquez.org 





Biographie

Diplômée de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan, de l’École Supérieure des Beaux- Arts d’Angers ainsi que du Fresnoy, Randa Maroufi est de cette génération advenue avec le règne des images. Elle les collectionne avec autant d’avidité que de méfiance, se posant sans cesse la question de leur véracité. Sa recherche se situe entre le reportage, le cinéma et l’étude sociologique qu’elle poursuit en réalisant des fictions ambiguës qu'elle met au service du réel, et le champ de ses expérimentations s’étend de l’occupation de l’espace public à la question du genre, dont elle relève les mécanismes de construction.

Son travail qui se traduit essentiellement à travers la photographie, la vidéo, l’installation, la performance et le son, a été présenté lors d’événements d’art contemporain et de cinéma majeurs tels que la Biennale de Marrakech (2014), les Rencontres photographiques de Bamako (2015), le Museum of Modern Art à New York (2016), le Dubai Photo Exhibition (2016), Le Festival International du Film de Rotterdam (2016), La Videonale Bonn (2017), la Biennale de Sharjah à Beyrouth (2017), etc.

Son film Le Park a reçu plus d’une vingtaine de prix internationaux et fait parti de la collection photographie-vidéo du Centre National des Arts Plastiques (CNAP).

Projet artistique en résidence

Ceuta, enclave espagnole sur le sol marocain, est depuis l’indépendance du royaume le théâtre d’un trafic de biens manufacturés qui, transportés à pied d’un côté à l’autre de la frontière, sont exemptés de taxes et vendus au rabais dans les villes du Nord du Maroc.

À travers un série de plans, nous découvrons ce « commerce atypique » - désignation de la contrebande dans la zone - dans lequel évoluent les protagonistes, occupés à leurs tâches et révélant l’incessant manège qui anime Ceuta. La vidéo nous invite ainsi à effleurer un instant cette étrange réalité de la ville.

La proposition filmique de Randa Maroufi s’éloigne du récit documentaire pour s’aventurer vers l’expérimentation, questionnant les limites de la représentation.

Ce projet, qui sera développé à la Casa de Velazquez, a reçu l’aide de la FNAGP, The Arab Fund for Arts and Culture (AFAC), et sera suivi par le Mahal Art Space à Tanger ainsi que l’Atelier de l’Observatoire à Casablanca.


randamaroufi.com