Nathalie BOURDREUX

Peinture
Mail : nathalie.bourdreux@casadevelazquez.org 





 

Biographie

Au commencement Nathalie Bourdreux recouvre ses tableaux de résine. Elle constitue des reliquaires où la toile peinte, principalement des corps, est l’image relique.

Ce sont ses toiles sur le dos qu’elle part à Paris chercher une galerie. Nathalie parcourt Saint Germain et s’égare rue Mouffetard à la rencontre de la galerie Mireille Battut d’Haussy qui lui a été recommandée. Celle-ci lui propose aussitôt une exposition, nous sommes en 2001. Ensuite elle rencontre Christian Charissou et Annie Cantaloube de la Chapelle Sainte Anne, qui la croisent remballant ses tableaux à la fin de l’exposition. Leur collaboration commence en 2004, avec une exposition de résines à la Chapelle et durera encore de nombreuses expositions personnelles et collectives.

Nathalie Bourdreux ne fait plus de résine après huit années de relation fusionnelle avec cette matière, et choisit de travailler sur papier où elle élabore une nouvelle peinture délestée d’un trop plein de matière, pour aborder le dessin.

Sa peinture se libère de l’enfermement de la résine. Tout recommence sur plus d’ouverture dans les sujets traités. Aliocha, vaches, corridas, cathédrales se succèdent avec toutes les possibilités de traitement qu’offre le papier. Des expositions en galeries se suivent, à Poitiers, Blois, Rotterdam, Paris dans la galerie Meyer Le Bihan d’abord puis un passage éclair chez Claire Corcia. Elle vit à Beaugençy. Les portes semblent s’ouvrir devant elle lorsque la nécessité de reprendre un travail alimentaire sera une révélation. Elle est gardienne de cimetière.

La notion de plein et de vide présente au quotidien, lorsqu’on cohabite avec des fossoyeurs, la conduira à aborder la sculpture. Elle fait des crânes, des Christ dans des cailloux ratissés dans les allées du cimetière. Le temps semble s’allonger aussi. Elle aborde en parallèle l’écriture de poèmes.

Puis elle retourne s’installer en Touraine, et participe à une exposition à la Chapelle Sainte Anne où la demande est de construire une cabane. Ce sera un ventre rond constitué de crânes dans lequel huit portraits d’Infante Marguerite domine un tas de jouets éparpillés au sol. Ce sera la naissance du travail sur les Ménines qui durera cinq ans, pendant lesquels l’Infante traversera quelques extraits de l’histoire de la peinture à travers Pietà et Ophélie.

Aujourd’hui, Nathalie vie dans le sud de la Touraine l’Infante s’étant éloignée, elle revient au corps plus sensuel et plus dur à la fois. Elle expose régulièrement, représentée par la galerie Marie Vitoux à Paris.

Résumé des projets

Nathalie Bourdreux traite ce dont on se détourne en général pour réintégrer le corps au corps, la conscience du corps qui fait de nous des hommes aussi, grâce à un travail de mémoire et de conservation.

Nous sommes ballotés dans la vie par ces contradictions, que l’on retrouve dans les notions de Bien, de Mal, de Beau, de Laid. Cette ambivalence s’exprime en peinture par des discordances qu’elle utilise avec le rapport Dessin/Peinture.

Elle met l’accent sur le traitement de la Mort, de l’organique, en dissonance avec le corps de la femme dans ce qu’elle a de plus doux, pour signifier le tumulte dans lequel la vie nous entraine toujours. Que toute les dissections, que toutes les exhumations de crânes nous entrainent dans l’humilité de concevoir ce qui nous dépasse.

A travers une étude des différents ossuaires d’Espagne et du sud du Portugal , Nathalie Bourdreux abordera les thématiques de la Mort, non plus de manière instinctive, mais de manière plus approfondie pour connaître aussi les coutumes, les rituels, et leur évolution au cours des siècles.

 

nathaliebourdreux.fr