Laía ARGÜELLES

Arts visuels
laia.arguelles@casadevelazquez.org

Boursière de la Diputación Provincial de Zaragoza
laiaarguelles.com

 

 

Née à Saragosse, Laía Argüelles est diplômée en traduction et interprétation par l'Université Pompeu Fabra (2008) et des beaux-arts par l'Université Polytechnique de Valence (2015). Titulaire d'une maîtrise de recherche en philosophie (Université de Saragosse, 2019), elle est actuellement chercheuse pré-doctorale en philosophie dans le champ de l'esthétique de l'art contemporain.

Au cours de sa formation, elle a effectué des séjours académiques au King's College London, à l'University College London et à la Burg Giebichenstein Kunsthochschule Halle. Elle a reçu des prix tels que la bourse Pilar Juncosa y Sotheby 's de la Fundació Fundació Pilar i Joan Miró a Mallorca - à la Slade School of Fine Arts de Londres - et le premier prix du Certamen Nacional de Artes Plásticas Art Nalón.

Sa pratique artistique, liée au potentiel des images et du langage, est largement axée sur la recherche de matériaux et de photographies afin, ensuite, de les actualiser par l'intervention et le montage. Ses livres, objets et séries explorent les possibilités de connexion et de construction de sens entre les corps et les images. Avec un intérêt particulier pour les tensions du corps dans l'eau, ses recherches portent sur la traduisibilité de l'expérience et l'utilisation de l'imagination comme outil épistémologique.

Spécialisée dans la gravure et les livres d'artistes, elle s'intéresse particulièrement aux mécanismes de répétition des techniques de reproduction graphique et au corps du livre en tant que structure conceptuelle.
 

En résidence

Dans Nadar, flotar, hundirse (Nager, flotter, couler), le projet qu’elle développe en résidence à la Casa de Velázquez, Laía Argüelles met en avant l'image comme forme de pensée. Elle explore les liens entre l'image et le spectateur, et en particulier leur capacité commune à construire du sens à travers des relations favorisées par l'imagination.

Nadar, flotar, hundirse étudie les spécificités et les pouvoirs de la photographie retrouvée, en déployant différents chemins de pensée : l'image comme trace, l'absence du corps et de son empreinte, le voyage anonyme dans la ville, la disparition... En ce sens, ce type d'image, dans le monde des objets, matérialise comme peu d'autres son caractère survivant, c'est-à-dire sa capacité à traverser les temps et les histoires et à déplacer ses significations. En même temps, la latence de la photographie trouvée - apparemment obsolète - est réévaluée comme un facilitateur de significations substitutives de sa nature référentielle.

Les moyens d'intervention, de répétition, de composition et de montage sont au cœur de la pratique de Laía Argüelles. Pour cela, ce projet prend comme figures de pensée une série d'actions -nager, flotter, couler- pour incarner l'image, permettant, en outre, d'élever le corps comme lieu même des images.

Le corps imagine, pense, rêve, oublie, et par conséquent nage, flotte et coule dans cette mer d'images qu'est le monde. Ainsi, le milieu aquatique comme espace pour le corps et les images ne s'élève pas comme sujet du projet, mais comme sa figure d'approche conceptuelle.

Les pièces qui en découlent - matérialisées à partir de l'objet, du polyptyque, du livre d'artiste ou de la collection - réfléchissent à la présence et à l'absence des corps, aux difficultés d'énonciation, aux identités diffuses et, en somme, au rôle du regard du spectateur comme activateur des œuvres.

 

PODCASTS
08/05/2017 - 52min 54s - Anglais