Guillaume VALENTI

Peinture
guillaume.valenti@casadevelazquez.org







Après avoir étudié l’histoire et l’histoire de l’art à l’Université Paris-Sorbonne, Guillaume Valenti sort diplômé de l’ENSBA en 2015.

Dans ses peintures, les mises en abyme sont fréquentes. Elles s’expriment sous la forme d’espaces élaborés à partir de documents personnels ou d’images glanées sur internet. Ainsi, à mesure que le tableau prend corps, de nouveaux objets font leur apparition et prennent place dans la composition. Chaque œuvre devient, en soi, une fiction, la représentation d’un espace mental qui en dit autant sur des problématiques purement picturales que sur la nouvelle condition des images.

Il a participé à plusieurs salons (Montrouge, Salon de la jeune création) et à plusieurs expositions, notamment avec les collectifs de curateurs Mathilde expose et Curate it Yourself.

Ses travaux les plus récents prennent pour sujet l’espace d’exposition : salles de musée, galeries, vitrines… En choisissant les perspectives, en agençant l’espace de manière méticuleuse et en manipulant les luminosités souvent artificielles des intérieurs qu’il dépeint, il devient véritablement portraitiste du lieu.

L’étrangeté qui résulte de ces mises en scène, leur dépouillement et leur immobilité s’imbriquent dans un questionnement essentiel autour de l’espace et de l’œuvre. Ainsi, les corrélations entre les éléments deviennent les déclencheurs d’une métafiction où le hors-champ passe au premier plan, activant du même coup une réflexion sur l’acte d’exposer et sur la position du spectateur.

 

Projet en résidence

Dans la continuité directe de son travail récent, Guillaume Valenti poursuit à la Casa de Velázquez son exploration picturale de l’espace.

En Espagne, il s’inspire ainsi de la production artistique du Siècle d’Or. Au-delà de la seule inspiration formelle, c’est la dimension autoréflexive des œuvres qui vient lui servir de modèle direct. Dans l’œuvre de Velázquez – notamment les Ménines ou les Fileuses – on retrouve cet exemple absolu de « peinture sur la peinture ». Le médium devient à son tour objet thématique et conceptuel, avec une volonté affichée de réfléchir aux limites et aux règles de la création. Positionnement que l’on retrouve également en littérature, chez Cervantes, Calderón ou Lope de Vega.

Pour Guillaume Valenti, cette plongée au cœur de la culture espagnole et de sa tradition artistique s’impose alors comme un cheminement naturel, lui permettant de pousser plus loin ses interrogations autour des limites de la représentation et de la figuration et de puiser à la source de nouvelles inspirations.

 

PODCASTS
29/05/2018 - 31min 23s - Anglais