Compositores de la Casa de Velázquez

Académie de France à Madrid 2013-2014

19MAI 2014
Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Auditorio 400
Concert

Org. : Casa de Velázquez - Académie de France à Madrid, Centro Nacional de Difusión Musical (CNDM)

Ensemble Orchestral Contemporain de Lyon
Daniel Kawka, direction

OEuvres de Mathieu BONILLA, Carmine Emanuele CELLA, Vincent TROLLET, György LIGETI, José-Manuel LÓPEZ LÓPEZ

Concert : 19h30
Entrée libre et gratuite

Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía
Auditorio 400
Calle Santa Isabel, 52
28012 Madrid

Présentation

Aujourd'hui c'est maintenant

Cette année encore, la Casa de Velázquez renoue avec son rendez-vous du printemps pour présenter en exclusivité le travail musical de ses résidents à l’Académie de France à Madrid. Comme chaque année, cet établissement prestigieux accepte le défi que ses jeunes compositeurs puissent partager l’affiche avec les grands noms du répertoire, afin d'offrir un concert vivant et dynamique.

Pour l'actuelle édition, les noms de compositeurs reconnus comme Ligeti et López López encadrent les créations des trois membres de l’Académie de France à Madrid, Matthieu Bonilla, Carmine-Emanuelle Cella et Vincent Trollet.

Cette note, forcément concise, nous permet de ne pas parler de ce qui est assez bien connu, les deux pièces du répertoire, pour privilégier plutôt les travaux séduisants de la nouvelle génération que les spectateurs assidus apprécieront comme la dernière moisson de chaque récolte.

Le contexte nous incite à faire des liens entre les univers des jeunes compositeurs. Ils partagent entre eux une palpitation : leur souci du temps.

Pour Carmine Emanuele Cella, il s'agit d'une préoccupation centrale. Sa pièce La mémoire de l'eau est née comme un fragment d'un projet d’opéra, même si elle est aussi une pièce autonome et donc présentée mondialement au cours de ce concert. Carmine Emanuele Cella considère le temps présent comme quelque chose de complet, ce qui précède et ce qui succède n'étant à peine que narration ou supposition : "Nous ne pouvons imaginer ce qui vient, sans mémoire et sans prescience, tandis que le temps se désagrège pour devenir le seul instant où tout est, a été, et sera", indique l’auteur.

Vincent Trollet quant à lui, nous introduit dans l'histoire d'une fulguration ; Shapfuta est un terme du syrien antique qui signifie luminosité. D’après le compositeur ce mot renvoie à un moment de l'histoire espagnole marquée par son passé arabe. Évocation qui est transmutée en métaphore sonore au moyen d'une "cantillation suivie d'une série d'aphorismes pianistiques qui transpercent la pièce pour laisser passer un sentiment diurne", précise le compositeur.

Également inspiré par la culture espagnole, dans Romería Mathieu Bonilla partage l'expérience de la procession à l'ermitage d'une vierge ou d'un saint patron. Il s'agit d'une pièce qui transcrit de façon imaginaire les souvenirs des documents sonores consultés en même temps que l'invention du non-vécu qui bascule entre deux images de Goya, la Romería de San Isidro et les Peintures Noires, entre la lumière et l'ombre.

Trois moments donc, et trois expériences qui renvoient aussi bien au voyage qu'au conflit du temps et de son imprégnation imaginaire. Tout cela étant le reflet des anxiétés d'une nouvelle génération.

Jorge Fernández Guerra

Programme

 

  • Györgi Ligeti (1923-2006) : Seis Bagatelas para quinteto de viento (1953)
  • Carmine Emanuele Cella (1976) : La mémoire de l'eau
  • Mathieu Bonilla (1979) : Romería
  • Pierre Boulez (1925) : Dérive 1 (1984)
  • Vicent Trollet (1978) : Shapfuta
  • José Manuel López López (1956) : La Pluma de Hu (2000)
PODCASTS
02/02/2018 - 17min 5s - Français