Construction et déconstruction de la « race » dans les Caraïbes

De l’époque moderne à nos jours

16
février
-
17
février 2017
Madrid
Colloque

Coord. : Marine CELLIER (Aix-Marseille Université / École des hautes études hispaniques et ibériques, Casa de Velázquez), Amina DAMERDJI (École des hautes études hispaniques et ibériques, Casa de Velázquez), Sylvain LLORET (Université Paris-Sorbonne)
Org. : École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), EA 2052 (CRIAL, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3),EA 4235 (CIELAM, Aix-Marseille Université), UMR-8596 (Centre Roland Mousnier, CNRS, Université Paris-Sorbonne), Institut des Amériques


Lieu de la manifestation :
Casa de Velázquez C/
Paul Guinard, 3
28040 Madrid


Entrée libre et gratuite

Présentation

Dans le contexte de débats politiques vivaces autour de la race, les Caraïbes nous ont semblé être un observatoire privilégié pour questionner cette construction sociale structurelle, ses traductions historiques et les différentes théories mobilisées pour l’analyser. À partir de 1492, cet espace a en effet été profondément et durablement marqué par des phénomènes historiques transnationaux majeurs — impérialismes, migrations massives libres et forcées, colonisation et décolonisation — et par une économie esclavagiste fondée sur l’inégalité raciale. C’est encore dans les Caraïbes, en Haïti et sous la férule de Toussaint Louverture, qu’est apparue la première république noire indépendante de l’histoire.

L’approche transdisciplinaire choisie interroge le rôle de la race dans les constructions politiques caribéennes de l’Époque moderne à nos jours. Quels types d’acteurs, de systèmes politiques et économiques, de catégories juridiques et de représentations ont construit cette racialisation des rapports sociaux ? Quels sont les termes et les concepts les plus appropriés pour en parler ? Nous interrogerons enfin l’importance de l’art et de la littérature dans la racialisation — inégale — des perceptions caribéennes.