De la fabrique locale des empires 

Pratiques de l'altérité et constructions politiques. Afrique, Amériques, Asie, Europe (XVIe-XVIIe siècle)

26
avril
-
27
avril 2017
Madrid
Colloque

Coord. : António de ALMEIDA MENDES (Université de Nantes), Christophe GIUDICELLI (Université Rennes 2), Aanor LE MOUËL (Université de Nantes), Guida MARQUES (Universidade Nova de Lisboa)
Org. : École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), Programme STARACO (STAtuts, RAce et COuleurs dans l’Atlantique, Région des Pays de la Loire, Université de Nantes), EA 1163 (CRHIA, Université de Nantes), UMR 7227 (CREDA, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3) 
Coll. : Château des Ducs de Bretagne de Nantes, Institut d’études avancées de Nantes, Red Columnaria

Lieu de la manifestation :
Casa de Velázquez 
C/ Paul Guinard, 3 
28040 Madrid


Entrée libre et gratuite

 

Présentation

La notion de métissage ibérique a été étroitement liée à la définition d’une première mondialisation et d’un premier temps colonial, celui des empires ibériques à l’époque moderne. Elle renvoie à un processus d’homogénéisation qui résulte des contacts entre « naturels » et « étrangers » à la terre. Cette notion est souvent confondue avec celles de mélange, de mixité, d’hybridité ou de syncrétisme.

L’ambition de cette rencontre est d’interroger la fabrique locale des empires ibériques, en revenant sur les « pas perdus » de leur construction entre le xvie et la première moitié du xviiie siècle. Nous aimerions réfléchir au rôle politique des groupes sociaux différenciés, métissés et/ou indigènes, dans la formation des empires hispanique et portugais, en Afrique, en Amérique et en Europe.

En considérant, plus précisément, les dynamiques de pouvoir dans les espaces de frontière, les interactions avec les entités politiques locales, et les stratégies mises en oeuvre par ces groupes, il s’agit de soulever le problème de l’articulation impériale face aux ajustements entre pratiques politiques et arrangements sociaux locaux, de questionner la cristallisation des catégories coloniales, et de situer autrement les discours locaux d’affirmation et de construction d’une identité sur la base du sang, du lignage, ou de la couleur.