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Valladolid et ses élites
Les illusions d'une capitale régionale
(1840-1900)
Philippe Lavastre
Bibliothèque de la Casa de Velázquez nº
37
Au milieu du XIXe siècle, Valladolid cumule un certain
nombre de handicaps : à l’écart des grands axes de communication,
loin des régions les plus avancées de la nouvelle Europe industrielle,
la ville ne possède ni secteur économique porteur ni plan d’aménagement
ambitieux. Pourtant, à la différence de la plupart des villes de l’intérieur
de l’Espagne, Valladolid ne sombre pas dans l’endormissement. Elle
se dote même, entre les années 1840 et la fin du siècle, des atouts
favorables au développement industriel qu’elle connaîtra au XXe
siècle. Les stratégies d’investissement des élites locales, qu’elles
soient individuelles ou collectives, expliquent dans une large mesure
cette trajectoire originale. Dans un premier temps, la propriété,
l’industrie et le commerce attirent, tour à tour, l’essentiel des
capitaux, et au début des années 1860, le développement du secteur
financier semble parachever la structuration de l’économie urbaine.
La crise économique de 1864 dissipe brutalement ces illusions. Cependant,
à l’opposé de l’atonie industrielle et commerciale qui s’ensuit, le
secteur immobilier continue d’attirer les investissements et il soutient
l’activité jusqu’au début des années 1880. Le décalage entre cette
conjoncture économique hachée et la pérennité de la croissance urbaine
est un des éléments clés de l’histoire de Valladolid. Au-delà, cet
ouvrage invite à repenser l’histoire urbaine des villes moyennes espagnoles.
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40 euros
2007
ISBN 978-84-96820-04-3
512 pp, tableaux, cartes, résumés.
17 x 24 cms. • Relié.
Code SODIS F162863
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