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L'idéologie omeyyade. La construction de la
légitimité du Califat de Cordoue (Xe-XIe siècles)
Gabriel Martínez-Gros
Bibliothèque de la Casa de Velázquez nº
8
Nul n'est prophète parmi les siens. Muhammed le vérifia
quand le clan dominant de sa propre tribu, les Omeyyades, rejeta la
religion qu'il annonçait et le chassa de La Mecque. Vaincus,
convertis du bout des lèvres, les Omeyyades devaient pourtant,
peu après la mort du Prophète (632), s'emparer du Califat,
c'est-à-dire de la direction de cet Islam dont ils n'avaient
d'abord pas voulu, et conduire sa rapide expansion, de l'Indus à
l'Atlantique. Mais tous n'avaient pas oublié leur péché
originel. En 750, les Omeyyades sont renversés, et presque exterminés.
Un des leurs réussit à fuir en Espagne, aux confins négligés
de l'Empire. Deux siècles plus tard, contre toute attente, la
puissance omeyyade s'y est affermie, tandis que leurs ennemis déclinent
en Orient. Le temps semble venu de reprendre le Califat, ou du moins
de le revendiquer en droit. Cette légitimité que leurs sujets
andalous vont s'efforcer d'établir, non sans peine, est le thème
de ce livre. Car si leur projet politique avortera, les Omeyyades
auront, pour les besoins de leur idéologie, fondé les grands
traits de la culture andalouse, l'une des plus brillantes de l'Islam
et de l'Europe médiévale.
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38 euros
1992
ISBN 84-86839-29-7
363 p., figuras. 24 x 17 cms. Cartoné.
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