Nicolas PLUCHOT
30 ans
Agrégé d’histoire
Université Lyon II, CIHAM (Histoire, archéologie, littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux, UMR 5648)
Mail : nicolas.pluchot@casadevelazquez.org
Parcours universitaire et expérience professionnelle
Depuis 2008 : doctorant à l’université Lyon II, sous la direction de Nicole Bériou : Horizons mendiants. Dominicains, sociétés et pouvoirs dans les villes de la Couronne d’Aragon (ca. 1217-ca. 1420)
2008-2011 : allocataire-moniteur à l’université Lyon II
2008-2011 : membre du laboratoire junior VilMA (Histoire comparée des villes au Moyen Âge. Territoires, réseaux, identités), École normale supérieure de Lyon
2007-2008 : master 2 à l’université Lyon II, sous la direction de Nicole Bériou : Frailes de santo Domingo. Pour une histoire des dominicains en Péninsule ibérique au Moyen Âge (Couronnes de Castille et d’Aragon, XIIIe-XIVe siècles)
2006-2007 : étudiant Erasmus à l’université complutense de Madrid
2005-2006 : agrégation d’histoire
2003-2004 : maîtrise à l’université Lyon II (Guillaume Peyraut et le livre V du De eruditione principum (ca. 1265) : « regards de clerc » sur l’enfant noble et son éducation au milieu du XIIIe siècle), sous la direction de Nicole Bériou
2002-2008 : École normale supérieure de Lyon (Lettres et sciences humaines)
1999-2002 : classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Édouard-Herriot de Lyon
Recherches en cours
À la croisée d’une histoire sociale et d’une histoire religieuse en milieu urbain, mes recherches interrogent l’insertion des ordres mendiants dans les sociétés urbaines de la Couronne d’Aragon, à travers le cas dominicain. Grâce à des archives conventuelles longtemps méconnues ou ignorées, mais particulièrement riches et diversifiées pour les maisons dominicaines de Palma de Majorque, Huesca et Manresa (chartriers, testaments, registres notariés, comptes conventuels…), mes travaux s’attachent à mettre en lumière le versant concret et pratique de l’ancrage urbain des couvents. Ces sources pragmatiques et gestionnaires, qui connaissent un fort développement au XIVe siècle, enregistrent en effet la profonde inscription des couvents mendiants dans la circulation des richesses, matérielles et immatérielles, et l’intégration réussie de leurs frères aux réseaux sociaux et religieux qui parcourent la cité. Au-delà de la vision traditionnelle identifiant simplement ces nouvelles pratiques documentaires à la « décadence » d’une vie conventuelle théoriquement vouée à la pauvreté volontaire, on peut également y lire la façon dont les frères vécurent, au quotidien, cette pauvreté au sein d’une économie marchande dynamique, les modalités concrètes et les pratiques d’une économie conventuelle faite de permanents ajustements avec la règle, d’adaptation et d’innovation, ainsi que les mécanismes sociaux et économiques que les religieux mirent en œuvre pour essayer de résoudre les tensions nées d’une telle contradiction.
Mots clés
Moyen Âge, ordres mendiants, dominicains, Couronne d’Aragon, religion urbaine, histoire sociale et économique de l’institution ecclésiale
