Amélie Nuq
27 ans
Université de Provence
TELEMME (UMR 6570)
Mail : amelie.nuq@cvz.es
Parcours universitaire
Après trois années de classe préparatoire (lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand et lycée Cézanne d’Aix-en-Provence), je suis entrée à l’Ecole normale supérieure Lettres et Sciences humaines de Lyon en 2002. J’ai obtenu l’agrégation d’histoire en 2005. J’ai commencé ma thèse à l’Université de Provence en septembre 2007, sous la direction de Gérard Chastagnaret. Allocataire monitrice normalienne dans cette Université, j’ai assuré, pendant deux ans, les travaux dirigés de CAPES d’histoire contemporaine.
Recherches actuelles
« La rééducation des jeunes déviants dans les reformatorios franquistes (1939-1975) »
sous la direction de Gérard Chastagnaret
Ce travail de thèse se propose d’étudier un aspect méconnu du passé franquiste : le destin des adolescents envoyés en maisons de correction (reformatorios) de 1939 à 1975. Il a pour but d’interroger, d’analyser et d’historiciser la norme produite par la dictature en matière de gestion de la déviance et de politique de la jeunesse, et de réaliser une étude sociale des maisons de correction, de leur personnel éducatif et de leurs pensionnaires. Il s’agit notamment de voir si cette politique s’insère dans la longue durée d’une pratique oscillant entre protection et surveillance, ou si, au contraire, elle signe le passage à une logique nouvelle de répression qui gagne les secteurs les plus jeunes des couches populaires. En croisant des sources de nature diverse (archives législatives, administratives, judiciaires, privées et orales), il est possible de confronter le discours et la norme produits par l’Etat aux réalités de la prise en charge des jeunes déviants dans trois institutions particulières : les maisons de correction de Barcelone, de Valence et de Séville.
Principales publications
Paedagogica Historica, 42, n°3, juin 2006
Mots-clés
Histoire sociale, franquisme, déviance juvénile, maison de redressement, justice des mineurs
