Stéphanie DEMANGE

27 ans
Agrégée d’espagnol
Université Paris-Sorbonne (Paris IV), Centre de recherches interdisciplinaires sur les mondes ibériques contemporains
Mail : stephanie.demange@casadevelazquez.org 

 

Parcours universitaire et expérience professionnelle

Depuis 2008 : Thèse en cotutelle sous la direction des professeurs M. Ralle (université Paris IV) et J. Pérez Segura (université complutense de Madrid)  
2008-2011 : Allocataire-monitrice du département d’Études ibériques et latino-américaines de l’université Paris IV
2007 : Master 2 d’Études hispanophones et lusophones (ENS-LSH). Enseignante de FLE à Madrid
2006 : Agrégation d’espagnol
2005 : Master 1 d’Études hispanophones et lusophones (ENS-LSH / université complutense de Madrid, Erasmus)
2004 : Licence LLCE Espagnol (Université Lyon II)
2003-2008 : Élève de l’École normale supérieure de Lyon
2001-2003 : Classes préparatoires aux grandes écoles (Lyon). Double DEUG par équivalence Espagnol / Histoire (Université Lyon II)

Recherches en cours

Représentations et lectures de l’Espagne de la Restauration dans la peinture lacrymogène (1890-1910)

Mes recherches portent sur les représentations de la pauvreté dans l’art académique espagnol de la fin du XIXe siècle, à travers l’étude du courant a posteriori baptisé « peinture lacrymogène », du fait de sa thématique misérabiliste (la misère sociale sous ses multiples formes) et du registre mélodramatique dans lequel s’inscrivent ces représentations. L’art lacrymogène remporte dans l’Espagne de la Restauration un succès public et critique considérable, qui semble témoigner de l’émergence d’une sensibilité nouvelle face à la pauvreté et de l’épanouissement d’une réflexion sociale menée au sein même des cercles institutionnels du régime. Le propos de cette thèse est de faire l’histoire de ce courant pictural, en croisant deux historiographies : l’histoire de l’art, en participant de la redécouverte d’une production qui, bien que légitime et couverte d’éloges en son temps, n’eut par la suite aucune fortune critique ; l’histoire culturelle ensuite, en ordonnant l’imaginaire social normatif que révèlent et créent les représentations lacrymogènes. L’étude de la réception de ce récit des démunis dans la société de la Restauration devrait permettre de comprendre et d’exposer les fonctions et les usages d’un imaginaire qui a pu peser sur les pratiques sociales de ceux qui l’ont produit, diffusé ou consommé. 

Principales publications

« Un regard bourgeois sur la question sociale : la peinture académique et lacrymogène sous la Restauration espagnole, 1890-1910 », J. Lanes Marsall, M. Ostolaza (eds.), Las culturas políticas en la España del siglo XIX, Paris, Éditions Hispaniques, 2010, pp. 237-277
 
« Les démunis à l’honneur dans les Salons : reconnaissance ou disqualification ? Analyse des principaux motifs mélodramatiques de la peinture lacrymogène espagnole (1890-1910)». Actes du colloque international « Le mélodrame dans les mondes ibérique et latino-américain. Le drame de la reconnaissance. Manipulation, éducation, subversion ? », 31/03-02/04/2011, LCE, Université Lyon II (à paraître)

Mots clefs

Espagne, XIXe siècle, histoire culturelle, imaginaire social, pauvreté, peinture, Expositions Nationales, mélodrame