Célia KEREN

29 ans
Agrégée d’histoire
École des hautes études en sciences sociales (EHESS), UMR 8558 (Centre de recherches historiques)
Mail : celia.keren@casadevelazquez.org

 

Parcours universitaire et expériences professionnelles

depuis 2008 : Thèse d’histoire en cours sous la direction de Laura Lee Downs
2008-2011 : Allocataire-monitrice à l’EHESS
2008 : Master 2 d’histoire à l’EHESS, sous la direction de Laura Lee Downs
2006-2007 : Assistante de recherche à la Commission européenne, Direction Générale Marché Intérieur, Unité C3
2005-2006 : Lectrice de français à l’université de Californie à Los Angeles (UCLA)
2005 : Agrégation d’histoire
2005 : Master Carrières internationales, Institut d’études politiques de Paris
2004 : Maîtrise d’histoire à l’université Paris IV, sous la direction de Jacques Frémeaux
2002 : Licence d’histoire à l’université Paris I
2002-2008 : Élève à l’École normale supérieure de Paris

Recherches en cours

L’évacuation et l’accueil des enfants espagnols en France : cartographie d’une mobilisation transnationale (1936-1942)

Ma thèse porte sur la mobilisation transnationale qui a permis l’accueil en France d’environ 15 000 enfants, évacués de la zone républicaine de l’Espagne au cours de la guerre civile. Filles et garçons de 5 à 15 ans environ, ces enfants espagnols sont pris en charge, hébergés et scolarisés en France, au sein de familles d’accueil ou de colonies collectives. Cette vaste opération de sauvetage de l’enfance en guerre est organisée par une constellation d’acteurs publics et privés, laïcs ou religieux, politiques ou humanitaires, français, espagnols, mais aussi britanniques, suédois, américains, hollandais, tchécoslovaques, ou simplement internationaux.
L’objet de cette thèse est de comprendre qui sont ces acteurs, quelles sont les différentes raisons de leur engagement, les ressources à leur disposition, et la nature des interactions qui les relient, allant de la coopération à l’antagonisme le plus franc. Ces questions tracent une cartographie de l’engagement, dans laquelle différents pôles communiquent ou non, échangent des savoirs, collaborent, rivalisent ou s’affrontent. Cette thèse se propose de décrire et comprendre les structures, les évolutions et les recompositions de ces réseaux de mobilisations, du début de la guerre d’Espagne jusqu’à l’été 1942, quand les Quakers américains ferment leurs dernières colonies d’enfants espagnols en France.
En m’intéressant aux acteurs de cette mobilisation et à leurs modes d’action, je souhaite questionner le lien apparemment naturel, spontané entre un problème « objectif » (les dangers encourus par les enfants en raison des bombardements et des problèmes de ravitaillement) et l’émergence d’une solution à ce problème (l’évacuation de ces enfants vers des pays étrangers). L’historicisation de cette mobilisation particulière permet d’examiner à nouveaux frais la question des échos internationaux de ce conflit civil et de dévoiler la dimension transnationale des mobilisations politiques, sociales et humanitaires dans l’espace européen et transatlantique à la fin des années 1930.

Principales publications et travaux de recherche

Contributeur et membre du Comité scientifique du projet de recherche financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR) « EVE – Enfance Violence Exil » (site en construction : http://cms.enfance-violence-exil.net/)

« Les défis de la solidarité internationale : La collaboration entre la Ligue des Droits de l’Homme et la Confédération Générale du Travail au sein du Comité d’Accueil aux Enfants d’Espagne (1936-1939) », à paraître dans les actes du colloque Le phénomène ligueur en Europe et Amérique du Nord organisé par Olivier Dard et Nathalie Sévilla à l’Université Paul Verlaine (Metz) en septembre 2010.

« Autobiographies of Spanish Refugee Children at the Quaker Home in La Rouvière (France, 1940) : Humanitarin Communication and Children’s Writings », Les Cahiers de FRAMESPA, n° 5, 2010, accessible à l’adresse Internet : http://framespa.revues.org.

« Les enfants espagnols réfugiés en France : 1939 ou la crise de la solidarité ouvrière », Cahiers du Centre de recherches historiques, octobre 2009, n°44, p. 75-89.